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  • Hubert Marlin

L’anarchie au service de la synarchie, le nouveau monde ne sera pas le monde


Les guerres et les troubles sociaux qui apparaissent et perdurent dans plusieurs pays dans le monde, ont-ils un objectif précis ? les uns pourraient penser à la coïncidence sans fondement, ou force motrice créant des situations problématiques. Une posture qui serait implicitement, faire la politique de l’autruche en refusant de regarder des situations en face pour espérer qu’elles disparaissent d’elles même. Quoi qu’il en soit On devient stupide quand on a des certitudes, et intelligent quand on écoute ses doutes.

Aussi il serait puéril de croire que tout ce qui arrive dans ce monde n’est pas planifié par certaines forces, même si certains ne croient pas à des efforts concertés de certaines forces visibles et invisibles, il faut quand même comprendre que depuis la fin du 19e siècle des entités idéologiques ont dominé la politique internationale, en influençant l’histoire du monde d’une manière déterminante, avec les courants socialistes et capitalistes qui depuis se livrent une guerre sans merci; le pic ayant été la guerre froide.

Dans cette conquête du monde, de nos jours, il y a des raisons de penser, que certains ont choisi l’anarchie pour atteindre leur ambition de synarchie, qui leur donnerait un contrôle absolu du mondeet de ses ressources.

L’anarchie se définie comme une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l’autre. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif. Cette notion d’anarchie définie justement la situation des pays en guerre comme l’Afghanistan, la Somalie, la Libye, le Congo, l’Irak, l’Ukraine et la Syrie, où des situations de guerre ont été créés de toutes pièces, souvent sous des motifs fallacieux, pour justement amener un désordre qui ne pourrait que faciliter l’émergence de la synarchie par le chaos, qui elle viendrait imposer un ordre sous ses conditions, dans un environnement où toute autorité locale aura disparu, ployant sous les coups de boutoir de la désobéissance civile encouragé par l’occident et ses révolutions artificielles, et la misère sociale soutenue par le système de prédation occidentale, toute souveraineté étatique perdue, ces pays exsangues deviendraient des proies faciles qui supplieraient même les rapaces, à les achever espérant s’élever y compris comme proies entre les serres des aigles en vol.

Les Etats en faillite ne sont pas seulement des pays en situation de guerre

visible, mais surtout ceux dont la misère generalisée par la deterioration des termes de l'échange et la politique d'assimilation à la logique synarchique de ses dirigeants ne peuvent pas assumer les fonctions d'un état providence ou interventioniste envers les populations, une situation qui place justement ces pays dans le joug de l'ultime solution néocoloniale.

La guerre froide est officiellement terminée, mais le socialisme reste l’ennemi public numéro un du capitalisme partout dans le monde. Aussi Il est important pour l’humanité de comprendre que le capitalisme et le socialisme ne sont pas simplement des courants d’exercice du pouvoir politique, mais des systemes de gestion de la société humaine. car si dans le socialisme l’idée maitresse est de donner le pouvoir au peuple en partageant les richesses du pays pour le bien-être de tous les citoyens en appliquant une politique sociale conséquente, le capitalisme qui utilise le paravent de démocratie occidentale ou monde libre , s’appuie sur une élite politique séculaire qui a remplacé l’aristocratie de jadis, cette élite qui en elle-même est une oligarchie, est intimement liées à l’oligarchie industrielle qui exerce l’autorité réelle. Elle est composée de deux facettes. Une réelle, et l’autre factice. La fausse facette est celle de représenter le peuple par la démocratie et les élections libres, tandis que la réelle et invisible facette est celle d’exercer le pouvoir politique n’ont pas pour l’intérêt du peuple qui vote et signe un contrat de dupe, mais pour l’intérêt de l’oligarchie industrielle qui exerce la véritable autorité, faisant élire les candidats qui lui sont fidèles. Dans cette optique les démocraties capitalistes sont basées sur une exploitation du peuple et de ses richesses par la même classe qui jadis s’illustra dans le servage en Europe médiévale, l’esclavage dans le nouveau monde, et la colonisation en Afrique et en Asie. Cette entité qui a muté s’adaptant aux époques a gardé son idéologie de spoliation. Elle reste très active dans le néocolonialisme, l’économie néolibérale, et le nouvel ordre mondial, qui sont les principes directeurs de la Synarchie occidentale, qui s’appuie sur un réseau mondial d’agents en place fidèles à sa doctrine qui bien souvent est définie dans des société secrètes, qui peu importe leurs noms d’enseigne flatteurs comme la commission trilatérale, Bilderberg ou le Council of foreign relations restent des clubs privés très hermétiques. Ce n’est d’ailleurs pas hasard que le principe de Synarchie a été définie et conceptualisé par l’ésotériste français Joseph Alexandre Saint-Yves d’Alveydre (1842-1909) qui fut le premier à définir La Synarchie comme une forme de gouvernement qui distingue l'autorité du pouvoir : ceux qui ont le pouvoir sont subordonnés à ceux qui ont l'Autorité. Dans cette logique il faut comprendre que les grandes figures de la politique occidentale exercent le pouvoir politique sous l’autorité des forces invisibles tapis dans l’ombre. Dans les pays comme la France, les Etats-Unis, ou la Grande Bretagne certains ont parlé de l’oligarchie maçonnique, ou de l’illuminati qui exercerait l’autorité suprême. La societe perfectibliste ou l'illuminati conceptualisée par l'erudit Allemand Adam Weishaupt au 18e siecle, prevoyait justement la prise de contrôle absolue de la société humaine par des mecanismes basés sur la maîtrise et la manipulation du capital financier.

Aujourdhui la finance internationale, contrôle la politique des pays. Une mauvaise ou bonne note des institutions de la finance internationale, peuvent faire tomber un regime ou le faire élire, tandis que quand les élus adoptent des lois pour satisfaire les exigences financières de l’économie néolibérale, il est facile de comprendre qui détient l'autorité véritable.

Loin de verser dans la littérature ésotérique, qui hélas fait perdre en crédibilité certaines analyses pertinentes, tant la recherche du sensationnalisme, et la vulgarisation délibérée des fausses nouvelles par des agents doubles a rendu les eaux encore plus troubles, quoi qu’il en soit ; si on se donne la peine de réfléchir on peut constater que dans les pays les plus frappés par l’anarchie et son bras séculier qui est le terrorisme international, qui recrute dans la misere et la sous éducation des masses, la synarchie ou l’oligarchie occidentale, représentée par les grandes multinationales mènent une guerre sans merci contre les peuples souverains. On a assisté dans les pays à tendance socialistes des conflits qui ont amener le chaos qui ne sert que l’expansion du nouvel ordre mondial, qui est la dictature de la synarchie mondiale. Que ce soit en Irak et en Syrie (parti Ba ’as, socialiste), en Libye Jamahiriya socialisme, en Côte d’ivoire Laurent Gbagbo socialiste, au Congo l'assassinat de Patrice Lumumba remplacé par le régime pro occidental de Mobutu, la recette utilisée semble être la même.

Au vue de cette situation un constat lève l’équivoque une fois pour toute, en tant que dirigeant élu y compris selon les standards de la démocratie, si vous décidez de partager les richesses de votre pays avec votre peuple la synarchie vous dépose et parfois de manière violente, tandis que si vous décidez de partager les richesses de votre pays avec les multinationales occidentales alors vous pouvez rester au pouvoir le plus longtemps possible, comme ce fut le cas en Afrique noire francophone avec les Gouvernements d’Omar Bongo au Gabon ou d’Houphouët Boigny en Côte d’Ivoire, ou l’Arabie Saoudite qui est de loin d’être un havre de démocratie ou des droits de l’homme, qui font partie intégrante des principaux outils ou leviers que la synarchie utilise pour faire tourner les vents en sa faveur.

La synarchie occidentale a des outils implacables, pour la poursuite de son agenda machiavélique utilisant des idéaux nobles pour ses desseins odieux. Aussi il est important de souligner que l’imposition par la force de la démocratie dans les pays souverains est anti démocratique, on ne saurait imposer par la force un système politique fusse-t-il un système qui prône la liberté, on ne bafoue pas une liberté comme celle du droit à la vie pour en imposer une autre. On n’assassine pas un peuple pour lui donner la liberté. Les peuples ont le droit eux mêmes de choisir le système qui les conviendrait le mieux, la démocratie des canons n’est qu’une autre arme fatale de l’anarchie qui sert la synarchie. Les peuples divisés et se livrant des guerres de tranchées pour l’exercice du pouvoir politique, affaiblissent leur notion d’Etat Nation, en détruisant leur sentiment d’appartenance à un idéal national, ils deviennent tout aussi des proies faciles pour les rapaces. Dans l’optique de l’assimilation finale à la synarchie ou au gouvernement mondial, il va sans dire que l’on assisterait à très peu de résistance de la part de ces Etats.

La démocratie dès sa naissance dans la péninsule hellénique a souvent été considérée comme un danger au progrès social et même à la liberté des peuples. Démosthène lui-même défenseur de la démocratie reconnaissait ses limites en disant que c’était un système qui lui interdisait toute vision d’avenir, tout plan à long terme et qui ne lui permettait pas de s’appuyer sur une volonté populaire homogène pour mener à bien sa tache de dirigeant.

Pour le philosophe Socrate la démocratie débouche toujours sur la tyrannie car l’instabilité et la cacophonie facilitent toujours la montée en puissance du totalitarisme comme ce fut le cas en France après 1789 avec les règnes de Robespierre et de Napoléon, la montée d’Hitler en Allemagne ou encore en Russie, ou après la perte de la guerre au début du XXe siècle, le Tsar politiquement affaiblit, fut renversé après un bref essai de démocratie. Ce fut la Révolution et ses conséquences. Cf. (cafebleu)

La démocratie serait-elle utilisée comme une arme fatale facilitant le Chaos pour imposer la synarchie?

Il y a des raisons légitimes de le penser quand on sait que dans certains pays comme le Mali où la transition démocratique semblait avoir été apaisée des forces externes ont créé un chaos pour justement empêcher que la paix revienne dans ce pays avec ses richesses minières nouvellement découvertes. Peu importe les objectifs proclamés des missions civilisatrices occidentales, il faut noter que l’on n’apprend pas à un peuple la notion de liberté, car elle est intimement liée à la qualité humaine, à moins que certains continuent de croire qu’ils peuvent apprendre aux autres hommes à être des hommes.

En dehors des conflits armées, l’anarchie qui sert la synarchie n’est pas moins active dans les conflits sociaux relatifs à l’économie des pays souverains, en s’appuyant sur des organes comme le FMI avec la politique des privatisations, ou les Nations unis qui a comme levier la force des embargos,

les oligarques occidentaux avec ces outils sont capables carrément de forcer les pays souverains à brader des pans entiers de leur économie dans les domaines aussi importants que l’énergie, la télécommunication, et la circulation aérienne et portuaire.

Dans certains pays comme le Cameroun la gestion des aéroports et ports maritimes revient non pas à l’Etat mais aux multinationales occidentales, et pire la mauvaise gestion généralisée des sociétés d’Etats dans les pays du tiers monde par les agents en place du nouvel ordre mondial n’est qu’un appel tacite à leur privatisation.

Les agents du capitalisme occidental par un jeu de pression politiques et de manipulation des places boursières sont capables de créer des récessions artificielles qui vont forcer les pays souverains à vendre les joyaux de leur économie au multinationales occidentales.

La crise financière de 2008 fut un galop d’essais sans précédent, l’économie néolibérale avec des privatisations à tour de bras a fait sombrer le monde dans une crise grave, un gouvernement comme celui de l’Islande dirigé par Geir Haarde qui décida de nationaliser ses banques et son économie rencontra un déni des globalistes de l’union européenne, envers son pays à cause de sa politique désormais anti néolibérale. l'Islande fut mise dans la liste des organisations terroristes, au même titre que Al Qaeda par le premier ministre anglais Gordon Brown, la nationalisation des banques et de l'economie islandaise étant vue comme un affront au plan du nouvel ordre mondial. Aujourd'hui ce sont ces mesures qui ont remis l'Islande sur la voie de la prospérité.

Ces derniers jours la baisse artificielle des cours du pétrole n’est pas anodine car elle a mis en difficulté des grands producteurs des pays à tendance socialiste comme le Venezuela ou la Russie, qui comme expliqué plus haut ont une idéologie opposée au profit de l’oligarchie contre les peuples. D’un autre côté les embargos des Nations unies qui furent créés par une famille d’oligarque américains, les Rockefeller sont là, pour parachever l’œuvre de soumission des états souverains au dictat oligarque. Les mesures d’austérité prisent par les gouvernements occidentaux pendant les différentes crises économiques elles aussi, tôt au tard, causeront le mécontentement social général, et conduiront les pays de l’hémisphère nord dans les bras de la pieuvre qu’est la synarchie.

Le tableau parait sombre pour l’avenir de l’humanité. Si les choses continuent à évoluer dans cette tendance l’esclavage total de la populace mondiale par la caste des riches n’est pas une vue de l’esprit. Pendant que les plus nantis de la planète promeuvent le contrôle de la population, ils font cyniquement abstraction du fait qu’il faut plutôt une répartition plus égalitaire des richesses globales, pour sauver les plus pauvres au lieu de les assassiner proprement par les plannings familiaux, ou la gestion scabreuse de la santé publique dans les pays du tiers monde, ou encore par des guerres de dépeuplement comme au Congo.

Le gouffre qui sépare les classes matériellement est scandaleux. Si les riches de ce monde représentent environ 1 % soit 70 millions de personnes répandues sur l’étendue du globe, les 85 personnes les plus riches de ces 1 % possèdent à elles seules une richesse qui équivaut aux avoirs combinés de 3 milliards d’individus vivant sur la planète. Avec la tendance actuelle cet écart devrait continuer à se creuser car la nature a horreur du déséquilibre. Rien ne se perds, tous se recycle, le dollar qui devrait rentrer dans la poche d’un habitant du tiers monde entre dans la poche d’un riche occidental, grace au système d'exploitation servile qu'est le capitalisme.

Face à la super culture du monde global qui veut dissoudre toutes les autres cultures en un seul moule le sien, un autre courant de pensée anarchique a vu le jour, dans ce que l’on a appelé les alter mondialistes qui utilisent le creuset de l’autre forme d’anarchie qui refuse l’application du principe directeur globale et revendique la multiplicité face à l’unicité. Malgré l’espoir qu’il inspire il faut être honnête pour reconnaître que le mouvement alter mondialiste reste très mal organisé son manque de moyens et son infiltration par les forces globalistes, font craindre son implosion, même s’il faut reconnaître que la beauté de la liberté, réside justement dans le manque de structures la régissant, en dehors de la morale intrinsèque de tout homme qui devrait savoir quel est son sens et comment elle devrait être appliquée. Tandis que le restant de la populace mondiale semble ne pas voir ce qui lui arrive travaillant activement dans l’œuvre de sa servilité au système oligarque, traitant d’illuminés ceux qui semblent remettre en cause le pouvoir absolu d’une poigné de mortels sur des milliards d’individus, il est temps de ne plus s’émouvoir de l’injustice pour mieux la valider en ne faisant rien, pour changer la donne. Le nouvel ordre ne sera pas mondial mais mondain.

Hubert Marlin Elingui Jr

Journaliste Ecrivain


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