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  • Hubert Marlin

La grandeur de l’Amérique un avatar de la suprématie blanche et du racisme


L’idée de suprématie sous-tend l’idée de domination et qui dit domination sous-entend dans l’histoire de l’humanité oppression des autres. Aucun peuple du monde qui a connu la grandeur n’a atteint cet objectif en se grandissant, en dehors peut être de l’Egypte antique qui dut se construire en s’éduquant soi-même et en se donnant les moyens d’être une nation respectée et non crainte, et admirée pour ses vertus et non ses prouesses meurtrières. Avec la fin de l’empire égyptien dont la domination était basée sur la vertu et le mode vie, naîtra l’ère de la domination par le massacre, à laquelle l’Egypte elle-même avait succombé.

Le suprémacisme blanc est le phénomène le plus mortifère qu’ai jamais connu l’humanité. Il se définit comme une idéologie raciste, fondée sur l'idée de la supériorité de ceux parmi les humains dont la peau est perçue comme blanche par les autres ou par eux-mêmes, par rapport aux autres humains. La notion de « suprématie blanche », parmi les théories suprémacistes en général, est enracinée dans l'ethnocentrisme et un désir d'hégémonie, et a fréquemment conduit à des violences contre les individus considérés comme « non blancs ». Les siècles des lumières occidentaux enfantèrent des siècles de ténèbres pour les autres peuples du monde, l’Europe ayant assimilé le concept de domination par la guerre contre les autres peuples comme, la Macédoine, l’empire romain ou Gengis Khan l’avait déjà fait des siècles avant, développera l’idéologie du dédain de l’autre et une industrie de la mort qui fera des dégâts considérables à travers la planète.

Les peuples belliqueux ont besoin d’ennemis, même quand ils n’en n’ont pas ils s’en créent car ils vivent de l’antagonisme. Dans la culture occidentale, on est grand qu’en dominant par la violence l’autre. Aussi pendant que l’ancienne Egypte pensait qu’il fallait respecter la nature et les êtres humains qui pouvaient être distincts des uns des autres, la suprématie occidentale, a plutôt fait de la distinction physique et visuelle, des êtres humains un marché de la spéculation sur la haine et le mépris, pour se donner une raison logique selon son entendement de détruire les autres, par ce qu’ils ne seraient pas conforment aux vertus qu’ils pensaient imposer au restant du monde ainsi naquirent la notion d’esclavage pour sauver les sous hommes d’Afrique de leur perdition, et bien sûr des siècles plus tard, la mission civilisatrice. Car une fois encore il fallait sauver les pauvres indigènes des fléaux comme la maladie, et l’ignorance, tout en détruisant néanmoins leur culture qui depuis des millénaires leur avait permis de vivre sans se faire décimer par les épidémies comme celles que le monde occidental lui apportèrent.

La mission de développement économique et technologique de l’Afrique et des pays du tiers monde rentre dans la droite ligne de ce schéma, c’est un leurre elle ne se fera jamais par le biais de ceux qui ont été et continuent d’être les fossoyeurs du tiers monde.

On ne trouve jamais le bonheur avec ceux qui ont fait votre malheur, c’est un concept que les pays qui subissent la supposée grandeur de l’occident devrait comprendre en décidant de se construire eux-mêmes, tout en collaborant simplement avec les forces qui contribueraient à leur agenda de dignité de liberté et de progrès social, forces qu’elles trouveraient au-delà de ceux qui sont responsables de son histoire trouble dont, l’esclavage et la colonisation.

Depuis la nuit des temps les nations belliqueuses utilisent la vertu comme un paravent. Quand on se prépare à tuer pour la domination, il faut bien toujours raconter un mensonge à soi-même et aux autres. Cela sert à endoctriner le peuple auquel on appartient du bienfondé des guerres souvent coûteuses matériellement et humainement ; et bien sûr à convaincre des forces dans des pays ennemis que leur destruction imminente est pour leur propre bien. Le même schéma de domination par les moyens violents n’est pas moins raciste, et l’idéologie de la suprématie est la lèpre qui a toujours menacer l’harmonie entre les peuples.

Une nation comme les Etats-Unis est l’épitomé de la domination des autres par le meurtre et le racisme. Les Etats-Unis ont bénéficié de cette idéologie du mal plus que n’importe quelle autre nation, et continu à s’en foutre royalement du monde construisant un empire basé uniquement sur l’idéologie du mépris de la mort et du mensonge. Les américains utilisent les notions de vertu, comme la liberté et la démocratie pour détruire des nations entières, violant le premier principe de liberté qui impose à qui que ce soit le devoir de respecter les choix des autres.

La démocratie par les canons depuis les années 90 a fait plus de morts en Afrique que les 30 premières années dominées par régimes dictatoriaux qui suivirent la période des indépendances dans les années 60, régimes dictatoriaux néocoloniaux qui bien sûr imposent la misère et la répression du peuple avec en toile de fond l’appuis des chancelleries occidentales, qui ont toujours soutenu des régimes qui étaient favorables à leurs intérêts, qui ont toujours été antagonistes à la notion de liberté et de progrès des peuples jugés inférieurs. Le parallèle de l’effroi, n’est visible que de certains esprits avertis tant la manipulation des masses a atteint son paroxysme. L’Afrique et les autres pays dits en voie de développement doivent comprendre que lorsque leur peuple se meurt ce n’est jamais pour leur bien. Dès la fin de la seconde guerre mondiale les guerres d’indépendances firent des millions de morts par ce que les forces belliqueuses occidentales se battaient pour continuer à dominer les peuples dits inférieurs et à les exploiter de manière servile. Après la chute du mur de Berlin en 1989 et le vent meurtrier de la démocratie en Afrique, rien n’a changé, dans l’agenda de domination et de soumission des autres par les forces occidentales. La notion de domination obsessionnelle est souvent en général liée à une conscience de son infériorité, on ne peut pas vouloir être grand quand on se sait grand. Cette obsession de grandeur chez l’américain moyen trouve sans doute son origine dans l’histoire fondatrice des Etats-Unis. Le pays a été créé en colonie de peuplement pour les rebus de l’Europe, et ceux qui y ont été émigrés de force par le procéder de l’esclavage ont été endoctrinés pendant des siècles qu’ils étaient des sous hommes, aussi chez le blanc américain originaire d’Europe, tout comme l’africain américain il ya cette tare historique qui encourage consciemment ou pas le désir de dominer les autres, purger un passé honteux. Les experts américains dont la philosophie raciste n’est plus à démontrer décidèrent du jour au lendemain que les ressources de la terre s’épuisaient et que la raison principale de cet épuisement était « la bombe démographique ». Ils prétendaient que si l’humanité ne ramenait pas ses taux de reproduction à zéro ou moins, particulièrement dans les pays en voie de développement, alors l’humanité était condamnée. Cette doctrine eugéniste s’inspirait des milieux racistes qui depuis l’époque de ségrégation estimaient que les noirs et les pauvres n’avaient pas le droit de se reproduire. Jusque dans les années 70 et 80, des milliers de femmes noires furent stérilisée aux Etats-Unis, sans qu’elles n’aient jamais donné leur consentement. Après avoir réglé le problème de la population noire des Etats unis, que la suprématie blanche contrôle, avec plusieurs méthodes, les unes plus vénales que les autres, comme la drogue, la pénitencerie tout azimut, et la cooptation à la reconnaissance par l’autoflagellation, car quand on est noir aux Etats-Unis, il faut souvent montrer son côté antinoir, pour gravir l’échelle sociale, il fallait bien sûr s’attaquer au restant du monde, que l’on regarde depuis comme des êtres inferieurs.

L’exceptionnalisme américain serait en fait une panacée raciste qui comme dans l’Allemagne hitlérienne faisait des Aryens un peuple quasi parfait, pareillement les américains de tout bord et de toute race croient fermement qu’ils sont meilleurs en tout, comparé au restant du monde une hérésie immonde qui a déjà fait des morts et continuera à en faire tant que certains pensent que leur exceptionnalisme leur donne le droit de dicter leur loi à qui ils veulent.

La tache de domination par la destruction serait plus ardue si les américains ne bénéficiaient pas d’un réseau de collaborateurs qui parfois ne savent pas quelle cause ils servent, lorsque ce n’est pas la cupidité qui les anime, car comme avec ses noirs du showbiz, la grosseur du butin versée au traître n’a d’égale que la mégalomanie et la haine de l’autre non américain, souvent appelé aliens selon la terminologie administrative, à savoir une incongruité d’un autre monde. Les lobbys génocidaires américains n’ont pas lésiné sur les moyens propagandistes pour atteindre leur objectif de décimation des populations qui font obstacle à leur expansion. Comme pendant l’esclavage pour sauver les âmes des sous hommes d’Afrique, la mission civilisatrice de la colonisation était de sauver les peuple inferieurs de l’ignorance, et logiquement la mission eugéniste veut sauver l’Afrique et le monde en voie de développement de lui-même, en faisant la promotion de la santé et du bienêtre. Selon la ligne officielle les Etats-Unis craignent que les pays sous-développés ne soient capables d’atteindre le progrès économique et social si la croissance de la population n’est pas restreinte, cherchant comme alliés les plus faibles et les plus manipulables, à savoir les femmes et les enfants, qui selon eux souffrent plus dans le tiers monde à cause de la pression démographique, que met la pauvreté et les coutumes sur ces groupes de personnes. Si certaines mesures doivent être prisent comme dans toute société sur la protection des droits des plus faibles, cela n’est pas une raison pour incriminer les autres lorsque l’on a des desseins plus ombrageux, et que dans son propre pays on ne brille pas par la justice envers les groupes défavorisés comme les noirs américains qui sans être du tiers monde vivent le tiers monde dans la nation qui se dit la plus puissante du monde occidental. Depuis les années 70, aube des indépendances en Afrique première pourvoyeuse des matières premières, le gouvernement américain commença à planifier une politique génocidaire qui se moque de savoir si les femmes de Kousserie au fin fond du Cameroun sont fouettées par leur maris machos. En réalité la croissance de la population n’est pas un obstacle au développement, il est plutôt un atout. Le nombre c’est un marché, et une force de travail nécessaire au développement des nations. Les Etats-Unis eux-mêmes ont utilisé le labeur humain hélas non payé pendant l’esclavage pour se développer, et entretiennent par des lois rigides une immigration clandestine qui favorise l’esclavage des immigrées sans papiers venus du tiers monde. Cependant dans le schéma de domination des autres et l’accès libre aux ressources sous les pieds des populations les plus démunis; un système de prédation imposé par les rapports dictatoriaux entre le nord et le sud, détourne les ressources qui devraient servir au développement et à la survie des populations de l’hémisphère sud. Un système de prédation économique qui a fait de cette partie du monde une économie extractive qui ne profite qu’à l’occident, avec en tête les Etats-Unis. 4,5% de la population mondiale qui consomment plus de 30 % des ressources énergétique du monde. Un scandale qui s’en va grandissant, si bien que pour continuer à progresser et à consommer, l’ogre américain devra simplement envisager la destruction totale de certaines parties du monde, et l’accaparement de leurs ressources, pour soutenir son agenda de domination et de gloutonnerie.

Aussi, Il est impératif pour les Etats-Unis d’empêcher l’émergence des autres nations. La véritable motivation qui se cachait derrière la politique américaine de contrôle des populations fut mise à nue dans une série de trois rapports secrets du Conseil de sécurité nationale, écrits par deux conseillers à la sécurité nationale successifs, Henry Kissinger et Brent Scowcroft (anciennement conseiller à la sécurité nationale de George Bush), entre 1974 et 1976. Le secret sur ces documents n’a été levé que récemment. Le premier, parut le 10 décembre 1974, s’intitule National Security Study Memorandum 200 : Implications de la croissance de la population mondiale sur la sécurité des intérêts américains outre-mer. Le second, National Security Decision Memorandum (NSDM 314), paru en 1975, devait établir les lignes d’application de cette nouvelle politique : l’on décidait pour ainsi dire de « passer à l’acte ». Le troisième, First Annual Report, paru en 1976, faisait état des progrès accomplis leur mise en œuvre de cette stratégie. Ainsi il devint soudainement évident que la cause première de l’attaque menée contre les populations du tiers monde était la volonté de la part des américains de maintenir leur accès aux matières premières bon marché, et d’éviter que tout pays du tiers monde ne devienne une puissance mondiale.

La guerre de la liberté, insidieusement appelé vent de liberté, démocratie ou aide au développement est en fait la guerre que les Etats-Unis et ses alliés occidentaux font au monde dit pauvre et inferieur, pour avoir un accès libre et illimité à ses ressources. La misère, la désolation, la guerre les génocides et la faillite des états du sud sont un marché incommensurable. Dépotoir de déchet radioactifs ils ne sont pas moins empreint à une exploitation servile de leurs ressources minières lorsque l’accès à la technologie leur est dénié afin qu’ils ne transforment pas eux-mêmes leurs ressources naturelles. Le paradis de cet état de chose sans doute, est un tiers monde sans sa population. A l’ère de la haute technologie, les Etats-Unis et l’occident commence sérieusement à se poser la question de savoir, pourquoi ils doivent s’encombrer, et se compliquer la vie avec des sous hommes qui vivent dans conditions précaires ? L’impérialisme et la suprématie mène vers la solitude et l’unipolarité , en opposition à la diversité des peuples, valeurs ou incongruités qui hélas font partie de leur définition du nouvel ordre mondial. Désormais quand ils vous parleront de grandeur de l’Amérique n’oubliez surtout pas son corolaire, la mort, le grand banditisme et le mépris des autres.

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Hubert Marlin Elingui Jr. Journaliste


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