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  • Hubert Marlin

Pour l’occident les dictatures sont plus rentables que les démocraties.


Les dictatures ne se présentent plus elles font partie intégrante de l’histoire contemporaine, flirtant souvent avec la tyrannie qui elle est l’influence extrême d’une personne ou d’un groupe de personne sur la vie d’une nation, les dictatures sont donc en général des tyrannies ou des régimes autocratiques qui dictent leurs vues, si l’on s’en tient au sens étymologique; car le pouvoir est détenu par une personne, ou par un groupe de personnes, qui l'exercent sans contrôle, de façon autoritaire.

Si le pouvoir absolu, corrompt absolument les sociologues ne se sont pas encore entendus sur qui du pouvoir ou des personnes qui l’exercent sont des vecteurs prépondérants dans la corruption des nations.

Il reste néanmoins important de souligner que les dictatures n’ont pas toujours été négatives, car elles sont nées d’un régime d’exception dans la Rome antique pour répondre aux circonstances exceptionnelles, elle intervenait ainsi dans les cas de vacance du pouvoir central, de troubles dans l’appareil de succession à la tête de l’empire où l’instabilité sociale économique demandait à ce qu’un magistrat soit élu par les citoyens. A ce dernier il était attribué des pleins pouvoirs pour expédier les affaires courantes et remettre au plus vite sur les rails de la stabilité, la république romaine. Aussi dans la Rome à la différence des magistrats d’aujourd’hui qui s’occupent que de la justice, le magistrat romain (magistratus en latin) était un citoyen élu. A l'aube de la république c’était des patriciens à savoir des citoyens qui appartenaient, par leur naissance, à la classe supérieure ancienne et traditionnelle, et par ce rang, ils détenaient diverses prérogatives politiques et religieuses. La classe des patriciens se distinguait à Rome du reste de la population dite plébéienne qui elle était distincte de celle des esclaves. Cependant à partir de 366 av. J.-C. les plébéiens aussi seront jugés dignes d’exercer ces fonctions exécutives, législatives, et judiciaires, ensemble ou séparément.

Aussi si l’on peut comprendre que les dictatures ont souvent émergées du chaos pour établir un certain ordre il ne faut pas non plus nier que la dictature moderne est, et a toujours été vecteur de chaos. Car la minorité qui s’arroge tous les pouvoirs fait toujours souffrir la majorité dans l’exercice des mandats dictatoriaux même dans le cadre des dictatures populistes il y a toujours une majorité qui subit.

Les théoriciens du complot abondent dans la notion de chaos contrôlé, qui serait l’outil principal de la politique internationale des démocraties occidentales surtout dans leur rapport avec les pays du Sud. Aussi il est facile de comprendre que les pays du sud qui vivent dans un environnement de pressions économiques et politiques, se louvoient dans une situation d’urgence perpétuelle, situation d’urgence illimité qui devrait justifier des dictatures intemporelles, afin de très vite remettre les pays dans les rails. Cependant une crise perpétuelle n’est plus un accident aléatoire dans l’histoire d’une nation, problème que l’on règlerait en appliquant la règle qui consiste à dire qu’à circonstances exceptionnelles, solutions exceptionnelles. Sous les tropiques, la crise n’est pas l’exception elle est la règle et est systémique.

Là où la dictature devait être éclairée par les règles simples du bien être commun comme la justice et la liberté, on assiste plus tôt à la naissance et à la pérennisation des dictatures belliqueuses et sanguinaires qui basent leur projet social sur la corruption, le népotisme, l’arbitraire et tout genre de trafic d’influence qui perpétuent la situation de chaos. Dans des pays où l’on aurait besoin d’un système qui garantirait au plus vite la justice sociale, c’est plutôt le marasme social qui s’installe souvent dans la population, avec sa cohorte de repressions physiques et psychologique sur les populations des pays.

La prise du pouvoir par les juntes militaires de manière temporaire comme on l’a vu au Zimbabwe en novembre 2017 obéit normalement à la logique qui forcerait au plus vite le retour au respect intégrale de la loi fondamentale d’un pays, qui serait bafouée par des gouvernants véreux. En tant que bras séculier de la loi qui garantit la justice et le bienêtre de tous les citoyens, l’armée et la police peuvent intervenir pour imposer un retour à l’ordre constitutionnel, en exerçant le pouvoir dictatorial pour influencer la justice et le bien commun pour une durée limitée. Ceci a toujours été hélas le principe, qui malgré tout a propulsé plusieurs pays dans le cyclone de la tyrannie, au lieu de les en sortir.

Les dictatures comme celle du Cameroun, ou de l’Algérie, qui depuis bafouent la loi fondamentale avec des présidents qui se sont arrogés des pouvoirs conséquents en détruisant des dispositions légales, comme celles qui limitent les mandats ou qui devaient permettre une décentralisation effective du système de gouvernance, normalement devraient être exposés à des révoltes militaires, ou populaires qui devraient forcer un respect de la loi fondamentale. Hélas les tenants du pouvoir, aussi bien à Yaoundé comme à Alger ont réussi à se maintenir au pouvoir en corrompant les armées qui les soutiennent au détriment du peuple. Utilisant des méthodes violentes, bafouant impunément les valeurs universelles, instituant la cleptomanie la barbarie et le racket come des valeurs prépondérantes. Manipulant, le peuple par la misère, en imposant un système de l’horreur qui se nourrit de la rancœur, de la jalousie, du tribalisme et de la méfiance. Annihilant ainsi, tout sentiment d’appartenance à un projet commun.

Entre, les mains des dictateurs, les nations comme celles de l’Amérique latine, ou de l’Afrique au Sud du Sahara, sont des non états dont la faillite est programmée, surement, dans la logique du néocolonialisme que les régents mafieux qui sèment le vent, prédisent la tempête qui en général les balaient eux même et créé des misères et des souffrances incommensurables envers leur peuple qui en espérant le ciel par le changement se font berner en général par des dictatures de velours, encore plus imbriquées au schéma de la domination occidentale comme la Côte d’Ivoire sous Alassane Ouattara.

La prévalence des coups d’états dans les pays dits du tiers monde, est intimement liée à l’influence des démocraties occidentales. Lorsque la promotion de la démocratie elle-même est souvent un vecteur de coup d’état, on se retrouve dans une situation où les règles démocratiques de justice de liberté et d’égalité de tous devant la loi, ne sont qu’un paravent pour des agendas plus loufoques. Les changements des régimes dans les pays du sud ne sont valables que s’ils servent en général les intérêts des puissances occidentales.

En ce qui concerne les Etats-Unis pilier des démocraties occidentales, les faits de guerre sont des plus accablants, quand il en vient du soutien des pays des braves aux dictatures dans le monde si les années 60, 70 et 80, ont vu un soutien sans failles des Etats -Unis aux dictatures des plus sanglantes comme celle d’Amérique latine Avec Augusto Pinochet au Chili, Péron en Argentine. En Afrique, Mobutu au Congo, ou encore, la république Sud-Africaine sous le régime de l’apartheid, en invoquant la crainte du communisme, qu’il fallait contrer à tout prix y compris en s’alliant à des dictateurs des plus infâmes.

La réalité reste ubuesque. Malgré, la chute de l’URSS et la fin de la guerre froide si les apparences sont polies, pour les besoins de la cause propagandiste, au fond rien n’a changé. Les Etats-Unis et ses alliés du bloc occidental, au-delà de la démocratie du bout des lèvres continuent d’embrasser les régimes des plus dictatoriaux comme l’Arabie Saoudite.

Les sources américaines le prouvent très amplement. Selon le système d’évaluation des droits politiques de Freedom House une organisation qui verse dans le prosélytisme de la démocratie occidentale dans le monde, en 2015 il y avait 49 nations dans le monde, qui pouvaient être aisément catégorisées comme des « dictatures ». Depuis l’exercice 2015, la dernière année où les données de la sorte ont été rendues publiques, le gouvernement fédéral des États-Unis a fourni de l’aide militaire à 36 d’entre elles, ce qui sous-entend que Les États-Unis soutiennent actuellement plus de 73 pour cent des dictatures dans le monde un fait qui prouve l’ambiguïté de la politique américaine et donne une image claire sur ses véritables objectifs qui sont bien éloignés de la justice et de la liberté des peuples.

Selon les dires de Rich Whitney « Les Etats-Unis octroient des dizaines de milliards de dollars d’aide militaire à la capitale mondiale de la décapitation, la monarchie misogyne de l’Arabie Saoudite et à la dictature militaire répressive actuellement au pouvoir en Égypte ». Les petro dollars qui depuis les années 70 permettent un semblant de stabilité à la monnaie américaine, qui ne reposant plus sur l’étalon or a l’exclusivité sur les échanges dans le marché du pétrole, pour faire de ce papier imprimé à souhait une monnaie valable, sont plus importants que la vie de quelques femmes voilées, ou des supposées voleurs mutilés ou décapité après des process expéditifs.

Le choix des régimes dictatoriaux a souvent été entendu comme une mesure qui permettait de faire du lobbying des intérêts des Etats-Unis. Des intérêts qui sont très éloignés de la propagande libertaire et égalitaire, car les régimes dictatoriaux ont un double usage.

Primo les dictateurs au pouvoir en Afrique par exemple sont capables d’imposer à leur peuple des mesures qui ne sont pas dans l’interet de ce dernier, mais de celui des puissances occidentales comme ce fut le cas avec le traité de partenariat d’échange entre l’union Européenne et l’Afrique qui fut le préalable à une invitation au sommet Etats-Unis - Afrique de 2016. Le président américain Barack Obama ayant dit clairement que ceux des présidents qui refuseraient de ratifier ce traité, pouvait mettre une croix sur ce rendez-vous de l’humiliation entre l’Afrique et les Etats-Unis. Le traité libellé pieusement, accord de partenariat et d’échange est en fait la consécration des relations de subordination qui depuis perpétue le marasme des populations africaine. Le traité fut ratifié juste avant le sommet par des régimes dictatoriaux comme celui de Paul Biya au Cameroun, sans qu’il ait le temps de le commenter sur le fond. Un parlement qui du moins est majoritairement acquis au parti au pouvoir qui en général gagne les élections en utilisant les prérogatives des régimes dictatoriaux qui sont la corruption des consciences et l’intimidation.

D’un second point de vue l’existence des régimes dictatoriaux, permet aux occidentaux à chaque fois de se laver les mains, en faisant tomber un tyran qui les aura pourtant servis , ils essayent en général de se racheter une conscience pour néanmoins continuer le cycle de l’infamie, privilégiant l’élection a des postes stratégiques de leurs marionnettes.

Les dictatures dans cette optique élargissent l’éventail des instruments d’influence politique de l’occident. Les régimes démocratiques sous entendent en général des procédures publiques compliquées et des restrictions sérieuses, qui ne permettent pas que le trafic d’influence qui semble être l’outil essentiel de la politique internationale des pays occidentaux envers ceux de l’hémisphère sud puisse perdurer car un pays avec des institutions justes et fortes qui garantiraient le bien être social économique politique et culturel de ses populations serait un facteur de destruction des liens mafieux qui unissent les tenants du pouvoir politique sous les tropiques, et les démocraties occidentales qui elles sont justement tenues par l’oligarchie industrielle qui a souvent de gros intérêts sous les tropiques. Des intérêts injustes qui maximisent ses profits qu’elle ne saurait sauvegarder dans une société transparente et juste.

Quelques exemples dans l’histoire contemporaine prouvent l’ambivalence des discours officiels et la réalité des faits qui varie selon l’humeur des intérêts capitalistes de l’occident.

Les américains ont par exemple soutenu Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran, pour le pendre quelques décennies plus tard sans une guerre fallacieuse.

De même les Etats-Unis ont soutenu le régime dictatorial de Trujillo en République dominicaine. Or, ce politicien tristement célèbre pour son génocide contre des dizaine de milliers d’immigrants haïtiens dans son pays a engendré des problèmes intérieurs et extérieurs si sérieux que les autorités américaines ont compris l’absurdité de leur projet. N’en déplaise, parlant de la dynastie des Somoza qui a gouvernée d’une main de fer le Nicaragua des années 30 aux années 70, Delano Roosevelt, Harry Truman et Richard Nixon disaient bien à qui voulait l’entendre qu’ils étaient des infames salauds mais que du moins ils étaient leur salaud à eux.

En Afrique Teodoro Obiang Nguema, président de la Guinée Equatoriale, est au pouvoir depuis 1979, avec la complicité active des diplomates et hommes d’affaires américains. La Guinée Equatoriale est le quatrième exportateur africain de pétrole, grâce notamment aux investissements des compagnies américaines Chevron, Marathon Oil et Noble Energy. Les dépêches de la presse, et les rapports des organisations non gouvernementale sur la violation grave des droits de l’homme et le caractère dictatoriale du régime de Malabo n’ont pas tempéré les ardeurs des hommes d’affaires et du gouvernement américain, qui continue de collaborer dans le training des troupes Equato-Guinéennes tout comme de celle du voisin non moins dictatorial Paul Biya du Cameroun

Une société privée américaine, Military Professional Resources Inc., dirigée par un proche de Donald Rumsfeld et bénéficiant de « liens forts avec le Pentagone » détient un contrat d’une valeur de 250 millions de dollars pour assurer la sécurité maritime du régime d’Obiang, et former les troupes de police. Jusqu’à tout récemment encore, un ancien conseiller de Bill Clinton, Lanny J. Davis, avait aussi un contrat d’un million de dollars par an pour aider le président Obiang à polir son image. Comme on peut le constater aussi bien les membres influents du parti Républicain que Démocrates se servent dans les petites bourgeoisies nègres du golfe de Guinée.

Au-delà des Etats-Unis, la France elle s’est rendue infame en Afrique dans le concept de l’effroi consacré par la sacrosainte expression France-Afrique, ou France à fric, tant dans cette nébuleuse donc la noirceur n’a d’égale que l’opacité du contrôle de ses intérêts dans l’exploitation des matières premières comme le pétrole et la pléiade de ressource minières dont le contient Africains regorge, s’est montré létale dans la préservation de ses intérêts. Usant de l’influence des milieux sectaires, comme la Rose Croix ou la Franc maçonnerie pour faire et défaire les carrières, assassinant à tour de bras et renversant les régimes qui ne lui était pas soumis comme bon lui semblait ; le tout en évoquant souvent de manière cynique la chute des dictateurs récalcitrants, par leur manque de justice et de bonne gouvernance, alors que la justice et la bonne gouvernance devrait en premier s’appliquer dans les rapports odieux qu’entretien la France avec ses anciennes colonie.

Pres de 60 ans après les indépendances une bonne partie de l’Afrique dite francophone continue de payer un impôt colonial à la France dans un mécanisme machiavélique qui fait de leur monnaie le Franc CFA un outil d’appauvrissent et d’avilissement. Depuis 1949 ces pays a impriment leur monnaie en France et surtout ils sont forcés à déposer la moitié de leur avoir dans un compte du trésor français qui utilise cet argent non pas pour garantir la stabilité des économies Africaines de la zone CFA mais plutôt à ses propres fins. La France manipule, le franc CFA qu’elle utilise comme monnaie binaire à savoir une monnaie non convertible sur le marché internationale qui sert à maintenir bas les taux d’inflation d’une autre monnaie principale, en occurrence l’euro de la France métropolitaine, dans le cas d’espèce. Aussi lorsque la situation économique devient difficile, la France peut décider unilatéralement de la dévaluation de sa monnaie binaire qui est le Franc CFA comme ce fut le cas en 1994. Selon certaines sources, dans la manipulation du franc CFA la France récupère pas mois de 400 milliards d’Euro par an de la zone franc. Une saignée qui ne peut que favoriser la misère dans les tropiques.

Dans une situation comme celle-là la France ne peut que soutenir les dictateurs qui préservent mieux ses intérêts car un régime vraiment transparent et démocratique qui travaille pour le bien de son peuple détruirait toutes les actes caciques du pacte colonial qui continuent de donner à la France une certaine aura sous les tropiques, et dans le concert des nations occidentales.

Au demeurant il facile de comprendre que la véritable démocratie sous les tropiques est un danger pour les intérêts mercantile occidentaux, lorsque sont évocation reste simplement un outil de lobbysme odieux des puissances occidentale. Le langage de l’ambivalence ne sert que la propagande et octroi en plus à l’occident un droit spéculatif d’intervention dans n’importe quelle république tropicale, pour changer les régimes dictatoriaux qui finissent parfois par leur vilainie extrême à montrer la face hideuse de l’occident, qui les a amenés aux affaires . les roitelets tropicaux qui veulent sortir la tête haute, ou qui comprennent que pour rester au pouvoir il faut quelque chose pour le peuple succombent souvent par le refus de continuer à obéir à leur maitres occidentaux, quand ils ne sont pas simplement sacrifiés sur l’autel des agendas plus grands comme l’Afrique sans les Africains, qui depuis semble poindre à l’horizon avec les mouvements rebelles, terroristes et sécessionnistes qui semblent avoir pris pieds sur toute l’étendue du continent Africain. Il n’est plus hasardeux de penser que la démocratie est imposée aux africains pour mieux contrôler leur liberté, et le contrôle de la liberté n’est que l’esclavage. Si les pays africains se démocratisaient eux même ils comprendraient la légitimité du rejet de l’ingérence occidentale dans leur affaire internes et par conséquent briserait les relations de subordination qui asservissent les peuples du monde dit tiers. La soi-disant aide ou assistance de l'Occident envers le Tiers-Monde est simplement le fait des contremaîtres de la plantation d'esclaves qui font leurs corvées pour maintenir le système.

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Hubert Marlin E. Jr

Journaliste


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