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  • Hubert Marlin

Génétique & Migration : Les preuves de la science sur les peuplements de l’Egypte antique et de


Les spéculations sur l’histoire des peuples du monde vont bon train, s’inspirant souvent des écrits indéchiffrables dont la compréhension regorge d’une pléthore d’allégories, qui en rajoutent aux vicissitudes du temps et de l’espace, qui rendent la quête de la vérité plus qu’ardue. L’orgueil et la fierté des peuples, l’histoire narrée par le belliqueux sied mal, avec la véracité des faits. La science est prise en otage dans des agendas loufoques, car elle est utilisée par certains juste pour prouver des vérités qu'ils veulent posséder pour anoblir leur caste et assurer leur prépondérance sur le restant de l’humanité.

Il reste difficile malgré les progrès de la science d’avoir accès aux réalités historiques qui sont manipulées pour corroborer des théories suprématistes, et les tests d’ADN, sans pour autant apporter des preuves irréfutables sont à l’heure qu’il est un outil indispensable dans la recherche de la vérité sur la migration et les peuplements. L’Egypte antique restant la terre la plus disputée, il est important de recentrer le débat sur la coloration que la génétique semble donner aux peuples qui jadis peuplèrent Kemet, tandis que l’utilisation des satellites et de l’imagerie radar quant à elles viennent conforter des thèses les plus probantes sur la migration des peuples dans les régions méditerranéennes eurasiatique et africaine. Avec les trouvailles récentes, le terme Afrique au sud du Sahara devrait être banni du vocabulaire, car il cultive dans l’imaginaire populaire une division entre les peuples du nord et du sud du continent qui n’existait pas dans le passé. L’homogénéité des marqueurs génétiques semblant prouver l’homogénéité de la population africaine du nord au sud. L’imagerie satellite est désormais formelle la Sahara jusqu’à il y a moins de 5000 ans alors que l’Egypte antique était à son apogée était humide et parcouru par des grandes rivières qui allaient des grands lacs à Tamanrasset dans la plaine des montagnes Hoggar au sud de l’Algérie actuelle. Le Nil quant à lui s’écoulait du nord au sud certain de ses bras se connectant au fleuve Congo et allant jusque dans la Sanaga des milliers de kilomètres au sud du Continent.

Tous ces canaux et rivières logiquement auraient permis une plus grande dispersion des populations que les recherches sur l’ADN viennent confirmer. Le mythe de l’Africain qui n’avait pas la maîtrise des eaux avec cette trouvaille devient on ne peut plus risible. Car il est impossible de penser qu’entourés d’autant de fleuves et vu la dissémination similaire des marqueurs génétique les peuples d’Afrique ne savaient pas naviguer. Même si les allégories mystiques sur les migrations des peuples comme les Fang Betis d’Afrique centrale qui se seraient fait à dos de serpent alors que ces derniers fuyaient soient les Hyksos, ou les Assyriens, qui envahirent leur berceau de l’Egypte antique ou encore plus récemment lors des conquêtes arabo musulmanes du 7e siècle et du prosélytisme musulman, des 18e et 19e siècle d’Ousmane Dan Fodjo, n’en rajoute qu’ à la confusion.

Un test d'ADN généalogique, est un test basé sur l'ADN qui examine des localisations spécifiques du génome d'une personne afin de déterminer l'ethnicité ancestrale et les relations généalogiques.

Les résultats d'etudes sur l'ADN, donnent des informations sur les groupes ethniques dont le sujet peut être issu et sur d'autres individus auxquels ils peuvent être apparentés. Trois principaux types de tests ADN généalogiques sont disponibles, chacun d'entre eux examinant une partie différente du génome est utile pour différents types de recherches généalogiques. L’autosomique, le mitochondriale, et l’Y.

En général, les tests d'ADN généalogiques ne donnent pas d'informations sur les conditions médicales ou les maladies. L'ADN-Y et l'ADN mitochondrial peuvent être utilisés pour trouver un haplo groupe, qui est inégalement réparti géographiquement. Un haplo groupe est un groupe de population génétique de personnes qui partagent un ancêtre commun paternel ou maternel. Les haplo groupes reçoivent des lettres de l'alphabet, et les raffinements qui prennent en compte les mutations des gènes , sont composés de combinaisons de chiffres et de lettres supplémentaires. L'ADN mitochondrial qui suit la lignée maternelle directe à savoir les ancêtres et parents de sexe féminin qui n’est transmis qu'aux descendants de sexe féminin, et l’Y ADN qui suit la lignée paternelle et qui est transmise à tous les enfants de sexe masculin.

Les sujets masculins ont les deux types de chromosome le Y et le X tandis que les sujets féminins qui ont des chromosomes X X n’ont pas d'ADN-Y car ils n'ont pas de chromosome Y qui détermine le sexe masculin.

Les généticiens jusqu’en 2013 estimaient que tous les humains de sexe masculins descendaient de la lignée paternelle d'un homme baptisé Y-chromosomique Adam, qui vécut probablement entre 60 000 et 140 000 ans. Aussi Un arbre généalogique fut dessiné montrant comment les hommes descendraient de cet individu. Et les différentes branches de cet arbre sont ce que l’on appelle des haplo groupes.

En 2013 un afro américain Albert Perry qui venait de mourir a eu son ADN testée par sa sœur qui voulait savoir l’arbre généalogique de la famille. À leur grande surprise Lorsque les techniciens de Family Tree DNA essayèrent de placer Perry sur les séquences de l’arbre généalogique du chromosome Y basé sur le chromosome d’Adam, ils ne réussirent pas à trouver la moindre combinaison. Son chromosome Y ne ressemblait à aucun autre analysé jusqu'ici. Michael Hammer, un généticien de l'Université de l'Arizona à Tucson, entendit parler du chromosome Y inhabituel de Perry et fit d'autres tests. Les recherches de son équipe révélèrent quelque chose d'extraordinaire, Perry ne descendait pas d’Adam.

En fait, son chromosome Y était si distinct que l’on estima que sa lignée masculine se sépara probablement de toutes les autres il y a environ 338 000 ans. En faisant une analyse plus profonde l’équipe de Hammer examina une banque de données africaine de près de 6 000 chromosomes Y, et trouva des similitudes entre Perry et des échantillons prélevés sur 11 hommes, tous vivant dans un village dans le littoral du Cameroun. Ces onze hommes sont originaires de l’ethnie Mbow, à laquelle devraient descendre Albert Perry et sa famille. Il va sans dire que le commerce transatlantique de l’esclavage avait amené sur le continent américain un bon nombre d’africains de la côte ouest africaine. Si le cas d’Albert Perry remet en question les thèses qui défendent le début de l’humanité à environ 200 000 ans car les ossements les plus anciens jusque-là date d’environ cette époque, elle semble aussi défendre la thèse selon laquelle l’homme moderne africain n’a pas connu de mutation, car la datation d’un croisement qui serait chiffrer en environ 338 000 ans prouve que si dans certaines parties du monde on rencontrait çà, et là, des hominides ou humanoïde tel que le Neandertal, en Afrique l’homme tel qu’on le connais aujourd’hui existait déjà. La découverte du chromosome Y d’Albert Perry et de ses cousins de l’ethnie Mbow confirme une autre thèse que l’on pensait strictement liée à la tradition orale dans la genèse du peuple Sawa, et sa transhumance vers le littoral du Cameroun, il est dit que le peuple Mbow habitait déjà les berges du Wouri quand les Douala et les Bassa’a les y rejoignirent en provenance de l’Egypte antique. Perry et ses cousins camerounais sont à la base de la création du nouvel Haplo groupe originel que l’on a nome A00 il précède désormais le A1 qui lui aussi est originaire d’Afrique mais dont l’apparition parait plus récente. Les entreprises de tests d'ADN direct au consommateur ont souvent étiqueté les haplo groupes par continent ou par ethnie (par exemple, un « haplo groupe africain » ou un « haplo groupe viking »), mais ces étiquettes peuvent être spéculatives ou trompeuses. L'ADN autosomique est contenu dans les 22 paires de chromosomes qui ne sont pas impliqués dans la détermination du sexe d'une personne.

L'ADN autosomique recombine chaque génération. En principe les nouveaux descendants reçoivent un ensemble de chromosomes de chaque parent. Ceux-ci sont hérités a proportion exacte des deux parents et à peu près également des grands-parents. Par conséquent, le nombre de marqueurs, ou clarification nécessaire reçu avec un ancêtre spécifique diminue d'environ la moitié chaque génération ; c'est-à-dire qu'un individu reçoit la moitié de ses marqueurs de chaque parent, environ un quart de ses marqueurs de chaque grand-parent ; environ un huitième des marqueurs de chaque arrière-grand-parent, etc. L'héritage est plus aléatoire et inégal plus les ancêtres sont lointains. Les tests de l'ADN-Y et de l'ADN mitochondrial peuvent déterminer avec quels peuples de l'Afrique actuelle une personne partage directement une partie de son ascendance, mais les schémas de migration historique et les événements historiques obscurcissent la trace des groupes ancestraux. Le chromosome Y est une séquence de 60 millions de « caractères » (nucléo bases), contre seulement 16.569 pour l'ADN mitochondrial. Le chromosome Y offre donc une résolution beaucoup plus grande car les mutations sont plus fréquentes et se produisent de fait à chaque génération. En revanche, les mutations de l'ADNmt sont beaucoup plus rares. Depuis l'époque de l'Ève mitochondriale, il y a environ 200.000 ans, les humains ont acquis en moyenne 20 mutations d'ADN mitochondrial dans chaque lignée - environ une tous les 10.000 ans Même si le nombre de mutations s'est accélérée avec l'envolée de la population humaine au cours des 10.000 dernières années, la datation des lignées basées sur l'ADN mitochondrial, reste très approximative et pratiquement inutile pour les périodes historiques. Cependant, en séquençant le chromosome Y au complet, il est théoriquement possible de cartographier la généalogie patrilinéaire entière de l'humanité ou toute autre espèce avec une précision de quelques générations, et même à la génération près. L’Y-ADN est plus intéressant dans la compréhension de la généalogie, car les hommes ont traditionnellement été moins mobiles que les femmes sauf pendant les invasions militaires, comme chez les Indo-Européens, les Vikings ou les Arabes, et les Assyriens et Babyloniens en ancienne Egypte.

Dans presque chaque société sédentaire et agricole, les hommes sont ceux qui héritent de leurs parents et restent donc au même endroit de génération en génération. En revanche, les femmes, se sont souvent mariées dans d'autres villages ou villes, de sorte que leurs lignées se sont réparties plus uniformément au fil du temps, effaçant ainsi progressivement les motifs de peuplements antiques. La présence des africains en Europe remonte à une période très lointaine qui a laissé des traces dans la généalogie. Il semble y avoir eu plusieurs migrations au paléolithique (il y a plus de 2,5 millions d’années) et au mésolithique (entre 10 000 et 5 000 ans avant JC) d'Afrique du Nord-Ouest vers la péninsule ibérique. La plus ancienne pourrait avoir apporté l'haplo groupe paternel ouest-africain A1a, dans l'Ouest et le Nord de l'Europe durant le Paléolithique. A1 qui désormais est moins ancien que le A00, de d’Albert Perry et des Mbow du Cameroun, , a été trouvé dans les populations modernes aussi éloignées de l’Afrique comme l'Irlande, l'Écosse, la Scandinavie et la Finlande. La légende des vikings noirs est très populaire en Islande et en Suède même si aucune découverte archéologique n’a confirmé cette légende, l’héritage génétique semble prouver le passage des africains dans les pays nordiques .

La présence des lignées maternelles africaines L2, L3 et sans doute aussi L1b1 est attestée dans la péninsule ibérique durant la période néolithique. La présence des Maures de l’ère chrétienne dès le 8e siècle, serait en fait la continuation d’une longue habitude de la présence Africaine en Europe. L’occupation africaine a touché les coins les plus reculés de l’Europe. Aussi Un petit pourcentage d'ADN autosomique d'Afrique sub-saharienne a été identifié à l'époque du mésolithique tardif suédois de la culture de la céramique perforée (2800-2000 avant notre ère), ce qui impliquerait que le gène A1a était déjà présent en Europe du Nord à cette époque. Un autre échantillon mésolithique de Loschbour au Luxembourg avait des cheveux noirs et une peau beaucoup plus sombre que les européens modernes. L’haplo groupe le plus sollicité par la génétique car il semble se retrouver partout où il y a eu ou il y a des vestiges de la civilisation est le R1B1, car il est plus lié à la sédentarisation, à la domestication, à l’élevage bovin et à la création des cités qui s’en suivie. Certains chercheurs semblent placer l’origine R1B1 dans le Caucase, ou dans la péninsule ibérique alors que l’on explique mal comment le même gène est rencontré au fin fond de la forêt équatoriale chez les peuple Fang du Cameroun du Gabon et de la Guinée équatoriale de même qu’au nord du Cameroun chez les peuples dits tchadiques, où la prévalence peut atteindre les 95 pour cent chez les sujets males. Cependant il est important de prendre en compte la théorie de colonisation de l’homme moderne africain, du monde à partir de l’Afrique de son émigration hors d’Afrique et de sa re émigration en Afrique. La circulation des populations dans le monde n’étant pas sporadique mais linéaire et étendue dans le temps. Le R1B1 a aussi été découvert en Asie, et chez les peuples autochtones d’Amérique. Cette expansion du R1b1 expliquerait une migration des populations africaines vers l’Asie, et pire les migrations ne se seraient pas figées car dans bien des cas les exemples de re émigration que la géo-génétique semble détecter sont en fait des mouvements qui auraient plus trait à des voyages fréquents dans les deux sens des groupes d’individus d’un point à un autre. Aussi il serait important de noter que ceux qui se déplaçaient il y a des milliers d’années dans le Nil qui était relié aussi bien au fleuve Congo, Niger, Sénégal et Sanaga pendant que le Sahara était humide et traversé par des canaux énormes, savaient très bien où ils allaient. Il est temps de détruire l’imagerie primitive que l’on semble attribuer de facto aux peuples anciens. Les migrations sous la contrainte des guerres et des conditions naturelles ne viendront que plus tard avec le début de la sécheresse dans le Sahara il y a environ 5000 ans.

La présence du gène R1B1 chez les populations autochtones d’Amérique tels que les locuteurs de langues algiques dans le centre du Canada, pourrait bien être lié au voyage des africains dans les Amériques ou encore à la migration des populations amérindienne à partir de l’Asie. En tout cas en 1878 Dr Masson dans son article paru dans la Revue (Edinburg Review Critical Journal – Page 451) affirmait que les populations autochtones des hauts plateaux canadiens étaient des descendants des Celtes noirs, qui parlaient gaélique et avaient des visages africains. Une histoire difficile à croire au 19 siècle, qui semble se confirmer avec les analyse d’ADN au 21e siècle. Si certains chercheurs semblent lier la présence du R1b1 chez les Bushmen d’Afrique Australe à une migration à partir de la région de l’Egypte antique, lors de la période paléolithique environ 2,5 million d’années, car les Bushmen n’aurait pas emmené avec eux les gènes eurasiatique plus récent cela n’est pas vrai pour le restant des peuples Bantou de l’Afrique. Encore que si dans l’historique les Bushmen et autres Bantou auraient quitté l’Egypte sous les pressions des peuples eurasiatiques envahisseur à une époque plus récente il est normal qu’ils ne portent pas ces gènes car on ne fuit pas un peuple pour se mélanger avec lui.

Le gène R1B1 dispose de sous-ensembles ou marqueurs qui ont trait à sa mutation. Aussi, le R1B1 (M269) est le dérivé qui est rencontré chez les européens de l’Ouest de race blanche. Cette mutation est apparue il y a environ 5 000 ans tout comme le R1B1 (M73) que l’on trouve plus en Europe de l’est. Ceci corrobore les thèses selon lesquelles la race dite blanche ne serait apparu qu’il y a environ 5000 ans. L’analyse controversée de la momie de Toutankhamon qui aurait révélé la présence du R1B1 (M269) prête à confusion surtout lorsque l’on sait que cette momie découverte par les occidentaux le 4 novembre 1922 (l’anglais Lord Carnarvon) fut manipulée depuis près de 100 ans par ses derniers. L’idée de la préserver pour un test d’ADN ne pouvait exister, car il faudra attendre la seconde moitié du 20 siècle pour l’invention de la technologie lié au test d’ADN, la momie de Toutankhamon au fil des ans passées dans les musées et laboratoires occidentaux a forcément été contaminé de l’ADN occidental.

A la période de la 18 e dynastie le type M269 n’existait pas en Egypte et pire dans la lignée royale car il est bien connu que les mariages se faisaient dans l’intimité des familles royales Egyptienne le R1B1 M269 n’entrera dans la lignée royale en Egypte qu’avec l’arrivée de la dynastie Ptoléméenne de la Grèce antique de 332 à 30 avant J.-C, soit environ mille ans après la mort de Toutankhamon qui intervint en 1327 avant J.C. Et mieux aujourd’hui rien que 2% de la population égyptienne est porteuse du gène R1B1 M269 qu’elle aurait reçu des périodes coloniales, grecque, romaine et anglaise, alors qu’il est présent chez près de 80 pourcent d’occidentaux. A moins, hypothèse très peu probable que Toutankhamon fut le premier de sa lignée subir la mutation du gène R1B1 combinaison improbable vue les cas prépondérants de mutation de la lignée Africaine R1B1 vers le marqueur R1B1 V88 . Le R1B1 V88 est l’haplo groupe que l’on trouvait en majorité dans l’Egypte pharaonique. Il est strictement lié à la domestication des bovins et à la construction des civilisations. Les recherches sur le R1B1-V88 tendent à pointer son origine dans le nord de la Mésopotamie. Les deux branches de R1B1 se sont probablement séparées peu après la domestication des bovins, il y a environ 10 500 ans (8 500 ans avant notre ère), en considérant la théorie de la colonisation du monde par l’Africain il y a plus de 100 000 ans et la re émigration des africains vers l’Afrique. R1B1-V88 a migré vers le sud en direction du Levant et de l'Égypte. Les éleveurs de bovins se sont ensuite répandus dans la majeure partie de l'Afrique du Nord et de l'Est. Le désert du Sahara qui était plus humide pendant la période subpluviale néolithique (vers 7250-3250 avant notre ère), avait une vaste savane pleine d'herbe, un environnement idéal pour l'élevage bovin.

R1B1-V88 se trouve parmi les populations autochtones du Rwanda, d’Afrique du Sud, de Namibie, d’Angola, du Cameroun, du Congo, du Gabon, de Guinée équatoriale, de Côte d'Ivoire, de Guinée-Bissau. La large distribution du V88 dans toutes les parties de l'Afrique, son incidence parmi les tribus d'éleveurs soutient la théorie d’une Égypte pharaonique africaine. Le déclin du V88 en Egypte est strictement lié au mouvement migratoire des populations qui composent l’Afrique subsaharienne d’aujourd’hui hors d’Egypte, et de ce qui constitut aujourd’hui le Maghreb. On trouve (1 à 4%) de R1b1-V88 au Levant, parmi les Libanais, les Druzes et les Juifs, et presque dans tous les pays d'Afrique au nord de l'équateur. La fréquence est plus élevée en Egypte (5%), et (23%) parmi les Berbères de la frontière égypto-lybiennes. (15%), parmi les coptes soudanais. (40%), chez les Hausas du Soudan. (54 %), chez les Peuhls du Sahel au Niger et au Cameroun. Dans les tribus tchadiques du nord du Nigeria et du nord du Cameroun (surtout parmi les Kirdi), elle est observée à une fréquence allant de 30% à 95% chez les sujets de sexe masculin. Et un cas qui sort de l’ordinaire sa prévalence à des pourcentages curieux chez les Fang Beti du sud Cameroun du Gabon et de la Guinée équatoriale, entre 50 et 90%. Un constat scientifique qui rejoint les fables de la tradition orale au Gabon où par exemple on dit que « Oyono Ada Ngone, l’un des ancêtres mythiques du peuple Fang, inventeur putatif de la version martiale du Mvet (guitare folklorique )selon Tsira Ndong Ndoutoume, était un homme grand, athlétique, qui avait les pouvoirs magiques et la peau brune. Chez leur cousin Beti du sud Cameroun on parle de l’aïeul Nanga, un guerrier invincible qui lui aussi avait la peau brune. Une peau brune qui correspondrait bien au phénotype (caractéristique physique) que confèrerait le R1B1. Cependant loin des fables Fang Beti, plus au nord Cameroun, les similarités de langage entre les peuplades des monts Mandara et les Tamils que l’on rencontre en Inde prouve bien que ces deux groupes qui ensemble partagent le R1B1 sont cousins, ce que les sceptiques soupçonnaient êtres des similarités linguistiques hasardeuses se trouve confirmé dans les stigmates d’ADN. Aussi selon des chercheurs indiens le terme Cameroun à l’origine serait Kamamhoor ou terre de l’amour, ou de l’amitié, le mot Cameroun quant à lui qui viendrait des portugais en référence aux crevettes de l’embouchure du fleuve Wouri, aurait simplement été mal écrit et européanisé, surtout que l’on sait qu’avant l’arrivée des Portugais au Cameroun les cartes décrivant les royaumes des Mandara existaient déjà.

Les cartes comme celle de Piri Reis du 16 siècle qui elle-même s’inspirait des cartes arabes du 7 siècles aurait bien pu décrire cette région comme étant Kamamhoor. Le mot français Camarade serait un dérivé de ce mot. Le débat sur l’influence linguistique des langues africaines sur les langues européennes reste occulté car il remet en question une Europe absolument blanche. En tout cas le linguiste américain Dr. G.J.K. Campbell-Dunn estime qu’un examen de la langue parlée par les basques prouve un substrat Niger-Congo. Il estime que les langues du Niger-Congo et du pays basque de la péninsule ibérique partagent des pronoms personnels, et un nombre conséquent du vocabulaire. Les analyse d’Adn elles viennent confirmer les liens entre ces deux peuples, car ils partagent des marqueurs génétiques dérivés du R1B1, comme le M2, ou le M173 abondant aussi en Europe de l'Est. En dehors des migrations fréquentes dans les grands fleuves d’Afrique on peut néanmoins noter que les périodes qui ont favorisées les grands mouvements migratoires du nord vers le sud sont strictement liés aux événements historiques. A la fin de la dynastie Nubienne sur le trône d’Egypte avec la défaite de Tunatamun face aux Assyriens en 656 avant J.C. une grande vague d’anciens égyptiens émigreront vers la Nubie et l’ile de Méroé qui aujourd’hui est totalement desséchée, les autres iront plus au sud traversant le Sahara qui commençait déjà à perdre son humidité. Le facteur climatique s’accentuant, certaines populations ne remontèrent plus au nord. Dans un second temps, en 641, la conquête islamique de l’Egypte finira par éloigner une autre vague d’égyptiens que les musulmans arabes dénommèrent coptes, dès le 7e siècle de notre ère . Les Kirdis un terme qui sous-entend païen en kanuri (langue parlée au Nigeria), viendraient aussi de la Nubie et de l’Egypte antique la prévalence a plus de 95 % du gène R1B1 V88 chez eux et les Fang Beti de la forêt équatoriale en fait des descendants directs des égyptiens anciens et des nubiens.

Alors que le teint le plus sombre rencontré dans le nord du Cameroun et le sud du Tchad est lié à la Nubie comme au Soudan du Sud d’aujourd'hui, le teint plus clair de l'ancien égyptien peut être lié au Fang Beti et même au Bushmen d’Afrique Australe. La date de création de l’empire du Kanem qui intervint entre les 7e et 8e siècle coïncide avec la prise du Soudan (Nubie ) et de l’Egypte par les conquérants arabo musulman en 641. Au 18e et 19e siècle le nubien Rabah sera d’ailleurs le Sultan de cet empire qui avait sa capitale à Dikoa, Rabah s’était fait remarquer dans des batailles mémorables contre les colonialistes à l’aube du 20 siècle. Même s’il est taxé d’esclavagiste par la littérature historique française alors qu’il régna à une période où l’esclavage était déjà aboli Rabih az-Zubayr, mourut le 22 Avril 1900 dans la bataille de Kousseri contre l’armée coloniale française ou le Commandant Lamy qui donna son nom au fort Lamy perdra aussi la vie. Lire plus sur www.flashmag.net

Hubert Marlin Journaliste

Remerciements à Rosa Kamson : compilation des données génétiques anciennes Egypte Marc Mvé Bekale: Méditations sur l’origine des Fangs. GJK Campbell-Dunn :L’origine Africaine des civilisation classiques


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