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  • Hubert Marlin

L’anti racisme main Stream n’est pas contre le racisme il promeut des idéaux inavoués.


La notion d’appartenance à un groupe donné et la fierté que l’on pourrait faire prévaloir aux yeux des autres est en générale la dernière frontière qui conduit au racisme lorsque l’étape suivante vise non plus à être fier mais surtout a affirmé en tant que groupe sa prédominance sur les autres, en les rabaissant dans le but d’avoir des privilèges ou d’exploiter de manière servile ces derniers. Le désir de dominer et d’exploiter est le plus grand vecteur du racisme de notre époque.

Si les effets du racisme sont largement répertoriés dans l’histoire de l’humanité avec la traite negrière, le génocide indien des Amériques, le nazisme et autres, il ne reste pas moins vrai qu’il y a une zone d’ombre qui apparaît une fois que l’on parle des moyens qui sont utilisés pour combattre le racisme et les résultats escomptés. Si de nos jours l’on ne passe plus au fouet et au feu rouge des esclaves noirs, il n’est pas présomptueux d’affirmer que le racisme a lui aussi connu sa révolution industrielle, en se sophistiquant y compris dans la lutte contre le racisme.

La majorité des sociologues qui se sont plongés sur la notion d’antiracisme reconnaissent que ce dernier n’est en rien clairement défini, puis que la notion de racisme elle-même est très large et varie selon les contextes ; et logiquement lorsque l’on veut combattre le racisme il serait logique de multiplier tout aussi les formes de combat.

Une analyse profonde du phénomène du racisme et de l’anti racisme, révèle la persistance de deux courants principaux peu importe le modèle de société choisi. Aussi dans une société multiraciale et ethnique comme celle de la France ou des Etats-Unis, le grand dilemme est soit déconsidérer les différentes races et ethnies qui composent le pays soit refuser l’expression des spécificités culturelles ou religieuses des différents individus et groupes et bâtir un moule unique qui abolirait les différences.

Le communautarisme qui sous d’autres cieux peut être pris comme une vertu, car il prône l’entraide entre les membres d’un groupe défini, devient ainsi répréhensible par ce qu’il met en danger les idéaux de globalisation d’une société donnée, modèle de société qui hélas est considéré lui aussi comme un vecteur du racisme car il est en général défini par le groupe pouvant se targuer d’exercer le pouvoir, ce dernier imposera ainsi ses langues et son mode de vie aux autres.

Vu sous cet angle le communautarisme global est aussi du racisme car il ne tient pas compte des spécificités des différents groupes. Et pire le groupe qui impose son mode de vie souvent se sent être dans son droit de juger les membres des autres groupes qui adoptent ses us et coutumes, rétribuant et admonestant ces derniers. En même temps ils spéculent toujours dans une espèce de droit d’auteur que le système mis en place sous l’influence de leur race devrait en premier leur profiter.

Au fil des siècles l’humanité dans sa diversité a appris à se connaitre et le racisme qui se basait sur l’ignorance qui faisait des peuples peu ou mal connus des animaux ou des gens sans âmes, a été remplacé par la lutte d’affirmation des identités culturelles, religieuses, et socio-économiques de certains groupes sur les autres. Aussi les groupes sociaux s’affrontent farouchement dans la conquête et le maintien de certains privilèges.

Ceux qui les premiers ont compris que le racisme servait leurs intérêts ont aussi été les premiers à comprendre qu’il fallait orienter la lutte contre le racisme, pour maintenir leurs privilèges. Aussi il important de savoir que l’anti racisme tel que l’on le voit dans les grands médias, financé et soutenu par des mécènes qui eut même ont bénéficié de certains privilèges liés à leur race, a un objectif bien défini qui n’est pas toujours en droite ligne avec la notion de lutte contre les discriminations liées à la race.

L’anti racisme dans ce cadre n’est toléré que s’il sert un objectif plus grand. Aux Etats unis par exemple Martin Luther King a fait la une de tous les médias et a été soutenu par ce qu’ il prônait une intégration et une assimilation de la population noire à l’idéal américain, dissolvant ainsi consciemment ou inconsciemment l’identité culturelle noire, dans un pays à majorité blanc car à la longue pour que les noirs soient capables de vivre de manière paisible avec les blancs américains, il faudra absolument qu’ils deviennent graduellement blancs, du point de vue culturel religieux et physionomique.

Les frictions qui continuent entre les races aux Etats-Unis sont justement liées au fait qu’il y a une résistance de l’identité noire, ce qui ne cadre pas toujours avec ce que devrait être une Amérique globalement blanche. Dans la même veine Black Lives Matter une entité anti raciste soutenue par des milliardaires blancs et dirigée par une afro américaine ouvertement lesbienne passe un autre message éloigné de l’ autodétermination, mais la tolérance assimilationniste de la populace noire dans une monde blanc et surtout l’acceptation de la communauté noire des modes de vie occidentaux comme l’homosexualité, car le mouvement Black lives matter est grandement influencé par la coalition gay, lesbienne, bisexuelle et transgenre. Ce mouvement n’aurait pas cette coloration arc en ciel qu’il n’aurait pas pignon sur rue aux Etats-Unis, l'indignation contre les abus mortels du systeme ne saurait se faire par une autre aile du meme systeme qui impose un certain mode de vie à la populace noire. Black Lives Matter est toléré et admis dans tous les grands medias justement par ce que son objectif voilé est d’assimiler la communauté noire a un idéal défini par les forces qui ont créé le racisme en premier.

Des forces qui manipulent les évènements et s’évertuent de manière intelligente à contrôler la lutte contre le fléau qu’elles ont créé tout en employant cette lutte pour atteindre d’autres objectifs.

Un autre aspect pervers de l'assimilation et du phogocytage des populations noires, se cache dans Les revendications des célébrités noires, à une plus grande visibilité dans des institutions controlées par l'establishment blanc. l'idée voilée derriere des manifestations que l'on dit justifiées par le besoin d'égalité de chance, est en fait une arme fatale à l'assimilation integrationsite des masses noires, annihilant toute tentative de se developper en dehors des terreaux du racisme, forcant de manière subtile le formatage, dans un moule qui ne convient pas à la populace noire; au lieu de se definir soi même et de creer ses propres industries et se liberer ainsi du joug de l'establishment blanc.

De même dans la logique de l’assimilation et du blanchiment de la populace noire, les personnalité bi raciales bénéficient de plus en plus d’une grande exposition dans les médias contrôlés par les mêmes forces, au point où on commence à se poser la question de savoir si les seuls noirs à s’indigner sont ceux à peau blanche. L’objectif est de passer un autre message subliminal, seuls ceux ayant une once de sang blanc sont dignes de voir les injustices car ils seraient plus brillants et plus intelligents, que le restant de la négraille, devenant l'exemple de ce que devrait être les noirs physiquement parlant. Il en résulte que si ceux qui sont vraiment noirs ne peuvent plus parler quelque part, c’est qu’ils n’existent plus, ils n'auraient le droit de le faire qu'en etant soit blanc soit assimilés aux modes de vie occidentaux qui ne cadrent pas toujours avec la culture noire. l’idée de génocide est sous-jacente à ce fait car il faut tuer ce qui est noir en eux pour exister dans un monde blanc.

Beaucoup de critiques diraient, qu’importe le fait que les lesbiennes et les métis défendent les droits des noirs, cela est une petite victoire qu’il ne faudrait pas rejeter, mais il est important de poser la question de savoir si la petite victoire menait plutôt à une défaite cataclysmique qui verrait un génocide de la populace noire aussi bien par l’homosexualité qui ne pérennise pas la race ou le blanchiment, et l’ingénierie sociale, alternative au Darwinisme social jugée plus violent, restera-t-il encore assez de noirs pour s’indigner ?

Ceux qui combattent vraiment le racisme n’ont pas souvent le temps de manifester, car tous les jours ils doivent s’efforcer de survivre dans un monde qui leur est hostile. Manifester son mécontentement c’est bien mais il faut savoir que 90 % du racisme de nos jours ne fait plus de bruits, il agit en sourdine avec une acuité sans pareil, les adeptes du racisme sachant pertinemment quelle attitude avoir pour imposer leurs idéaux de manière sournoise. Désormais combattre le racisme ne devrait plus se faire dans les rues que contrôlent l’oppresseur car manifester envers ceux qui commettent les crimes racistes, ne sert pas à grand-chose tant que le rapport des forces n’est pas égal, mais éduquer les masses noires entre elles à prendre des mesures radicales encourageant le communautarisme de defense legitime, et le progrès social économique de leur race aurait plus de succès, le racisme étant de plus en plus une lutte de privilèges, sociaux.

Par Hubert Marlin Elingui Jr

Journaliste écrivain


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