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  • Hubert Marlin

L’esclavage veritable c’est maintenant


Si la définition standard véhiculée par les dictionnaires occidentaux fait de l’esclavage un phénomène basé sur la domination et la coercition d’un groupe d’individus sur l’autre afin d’utiliser celui-ci dans des besognes qui lui profiterais sans contrepartie; Il est important dès les premières lignes de cet éditorial, de lever l’équivoque et de dire que cette définition est vicieuse et contribue au lavage de cerveau de la populace globale.

le commerce triangulaire n’était pas un commerce sain, mais une entreprise criminelle, un crime qui usait du kidnapping des individus de leur terre d’origine pour une déportation dans des conditions exécrables vers des horizons lointains, où ils étaient contraints de travailler pour le profit d’un groupe social sans contrepartie, sinon un investissement sur la force de travail en guise d’hébergement qui permettait à celle-ci de survivre pour produire encore plus pour les ravisseurs, trafiquants et proxénètes. L’usurpation du terme esclavage est une subtilité qui échappe à la majorité tant il est entendue par les esprits non avertis que les déportations forcée des millions d’êtres humains vers les Amériques étaient de l’esclavage.

Si L’esclavage, à proprement parlé est déjà quelque chose de sérieux, de loin, il est moins gravissime que le contexte de crime et génocide auquel il fut appliqué. Aussi il est important de recadrer le terme esclavage dans son contexte réel. Le refus de la même élite de caractériser cette ignominie comme crime contre l'humanité suit la même logique d’égarement de la conscience globale.

Cependant dès le 4 e millénaire avant Jésus Christ les tablettes sumériennes définissent l’esclavage comme une activité qui concerne plus les étrangers (travailleurs émigrés ), aussi le terme esclave en sumérien signifie étranger ce qui sous-entend que la majorité de personnes qui s’y rendaient dans la région pour travailler jusqu’à l’apogée de l’empire babylonien au 18 siècle

avant JC, le firent en tant que travailleur émigré. Ils y allaient ou y étaient conduits pour remplir des taches serviles contre rémunération. Le code d’Hammourabi le Roi de Babylone du 18ème siècle avant JC reconnait d’ailleurs certains droits aux esclaves : « ils ont le droit de faire des affaires et d’épouser des femmes locales qui elles bénéficient d’un régime plus ample puisque babyloniennes, tandis que les travailleurs étrangers restent eux sous le protectorat d’un maitre qui les utilise à des taches variées. Et bien sûr il y a avait un contrat moral entre les parties. L’esclave acceptant sa condition, et le maitre reconnaissant avoir certaines obligations envers ses servants. Ce système hérité de l’Eurasie sera plus tard développé en Europe avec le féodalisme, où les serfs se savaient liés au maitre des céans, génération après génération.

En Afrique cependant l’"esclavage" prendra une forme encore plus contractuelle, aussi bien dans l’Égypte antique qu’en Afrique Sub saharienne si le terme esclave n’existe pas dans les divers langages de l’époque, par ce qu’en fait on reconnait la caste d’ouvriers légataire d’un savoir-faire reçu de leur ligné, qui sont rémunérés et bénéficient d’un certains respect de la classe régnante et de la populace, on reconnait quand même un système qui commandait aux gens de payer leur dette en nature , en fournissant les travaux à leur créanciers. Et dans cette situation bien sûr il y avait toujours une espèce de contrat, le travailleur sous l’autorité d’une court coutumière, du roi, ou chef de clan acceptait de payer ses dettes par le labeur qui en rien n’était forcé sinon requis pour le payement des obligations dues à une tierce personne, une espèce de condamnation en somme.

Aussi le Servage ou l’esclavage en Afrique et en Europe dans les normes sous-entend l’acceptation d’un contrat moral de servir. Des prérogatives qui souvent étaient liés à la naissance dans une famille ou une caste d’individus, un droit ou une condition qui se transmettait génération après génération dans certains cas, Ou temporaire dans d’autres; le temps de payer des dettes.

La situation sus évoquée est en direct antagonisme avec la définition de l’esclavage dit de soumission par la force, qui semble être accepté par l’imagerie populaire. Aussi il est important de noter à postérité que les populations déportées dans les Amérique n’ont jamais été des esclaves mais des simples victimes de crimes. Puis qu’en fait elles n’ont jamais accepté cette condition de servir sans contrepartie, elles n’avaient aucune obligation matérielle ou coutumière à remplir, envers des personnes qu’elles ne connaissaient pas et n’avaient en outre jamais commercées avec, ni jamais rencontrées avant le jour fatidique de leur prise en captivité.

Les razzias et les déportations forcé des africains vers les Amériques ont tant aidé à la destruction de l’organisation sociale des peuples africains que très peu se souviennent des conditions qui prévalaient avant la mise en état de siège du continent noir. Cependant des écrits historiques rarissimes attestent du fait qu’avant le 14 e siècle le peu d’européens qui se sont aventurés dans le continent avaient trouvé des peuplades bien organisées socialement, et surtout bien vêtues, l’industrie textile florissante occupait une place prépondérante. (le retour du tissu Wax Hollandais en Afrique n'est que retrocession capitalistique d'une culture volée autrefois)

Cependant dès le 15e , 16e siècle les peuplades africaines se retrouveront de plus en plus nues, subissant les coups de boutoir d’une occupation minutieusement ourdie qui avait tôt fait de ruiner toute organisation socio-économique locale. Aussi les africains se retrouveront de l’autre côté de l’atlantique dans les plantations de coton pour développer l’industrie de textile de ceux qui les auront kidnappés et réduits aux travaux forcés un fait qui est loin d’être anodin. Les plantations de coton du sud des États-Unis sont en fait parmi les premières avoir expérimenté l’importation des travailleurs qualifiés un fait très vite oublié dans les arcanes de l’histoire trouble qui lie l’occident à l’Afrique.

Les Gullah ayant travaillé en Caroline du sud et en Géorgie, un peuple déporté de force de l’actuel Sierra Léone spécialiste de la production du riz sont un exemple prouvant les thèses d’une déportation sélective à un certains moment.

Le crime contre l’humanité s’est mué en esclavage une activité pourtant clairement codifiée et qui était loin de l’infamie que subirent les populations africaines dans les Amériques. (le code noir n’était pas une loi, mais un plan criminel) La qualification de cette sale besogne d’esclavage est en fait une manière de légitimer un crime de masse dans la conscience des peuples.

Le langage est l’expression de la conscience, dans l’Égypte et la Grèce antique, il revêtait un caractère mystique. En effet on octroyait au langage la qualité d’outil divin. Aussi ce que l’on disait et que l’on écrivait était sacré. Pour proférer des formules magiques ont utilisait le langage, la lecture de certains versets sacrés n’était faite que par certaines personnes et pendant des cérémonies précises, même dans l’islam africanisé pratiqué dans l’empire Mandingue, les mots écrits sur une tablette ont le pouvoir de soigner certaines maladies. De nos jours il est fréquent de voir des marabouts griffonner des formules magiques sur des tablettes et récupérer ces mots pour en faire une décoction mystique avec de l’eau issue du lavage de ces tablettes. Dans l’Égypte antique l’on pouvait manger un papyrus sur lequel était écrits une formule magique qui pouvait vous guérir d’une certaine maladie, Ou mieux en faire un filtre d’amour pour envouter l’être aimé.

Les mots ont un pouvoir que la génération d’être humain actuelle semble négliger, pourtant c’est grâce aux mots que l’on a réussi à convaincre des masses à suivre un certain chemin. C’est par des mots écrits, à savoir la bulle papale, (Pape Nicolas V, Tommaso Parentucelli (1398 - 1455), autorisa l'esclavage le 8 janvier 1454 le Vatican déclarait ainsi une guerre sainte contre l'Afrique dans sa bulle papale "Romanus Pontifex) que le kidnapping la déportation et le travail forcé furent légitimés, un crime devint ainsi l’esclavage qui pourtant était quelque chose de compréhensible mais pas inhumain surtout à l’époque. Les premiers actes écrits relatifs à la qualité de travailleurs ou de servants de la noblesse interdisaient justement le mauvais traitement de ceux travaillant comme servants de l’aristocratie aussi bien en Afrique qu’en occident. Un grand chef indien disait Le pouvoir d'une chose ou d'un acte se trouve dans la signification et dans la compréhension que nous en avons.

Si les africains ont vécu 400 ans d’horreur dans les Amériques, une ignominie dont on a fait un euphémisme acceptable en lui donnant le terme esclavage il est important de souligner que moralement pour la majeur parti de ces personnes, il n’ a jamais été question d’accepter la condition dans lesquelles ils vivaient car dans l’esprit des déportés d’Amériques bouillonnait une rébellion, un refus d’acceptation de la condition dans laquelle ils vivaient la récurrence des tentatives d’évasions et des rebellions sont là pour l’illustré sans équivoque. Le stratagème de la religion pour adoucir les esprits afin d’accepter cette condition fut une fourberie utilisée à bon escient.

Le véritable esclavage c’est maintenant, malgré les pressions du darwinisme social, la tendance actuelle pour la majorité de l’élite noire globale est à la collusion rémunérée. En lieu et place du combat noble contre les méfaits de la société dominée par la philosophie occidentale, qui prône la domination des uns sur les autres, et la destruction de l’environnement social et biologique pour le profit matériel. Aussi les propos du sage amérindien il y a plus de 150 ans, sonnent on ne peut plus vrai « Quand vous aurez coupé tous les arbres, pollué toutes les rivières, enfermé tous les animaux, alors peut-être comprendrez-vous que l'argent ne se mange pas.

Dans la même logique on peut poser aux noirs adeptes de la traitrise la question de savoir : « lorsqu’ils n’y aura plus que des traitres dans leur communauté, quel homme juste restera-t-il à trahir ? » Dans une couardise sans pareils certains ont choisi de nourrir le monstre de l’injustice en se vendant en esclavage, les rétributions perfides ont fait d’une certaines catégories d’individus des esclaves qui ont accepté l’immoralité comme mode de fonctionnement. Si naguère les esclavages ou serfs avaient un contrat moral envers leurs maitre des céans, se sentant liés depuis des générations par une espèce de contrat moral, ancré dans une coutume séculaire, le temps ayant tendance à légitimé des actes fussent –ils inégaux. les esclaves modernes et leurs maitres savent très bien que leur contrat est signé en respectant les règles de l’immoralité, ils savent bien quels sont les objectifs du dit pacte et ce que les uns et les autres doivent gagner, aussi si dans le domaine des arts et du sport les grandes vedettes issues de la race dite noire adoptent un certain comportement répréhensible, en heurtant les sensibilités de leur propre race ils savent très bien qu’ils sont simplement en train d’exécuter leur contrat d’esclavage, qui est de gagner de l’argent et de la notoriété tout en sacrifiant le progrès social et l’intégrité morale de la race dont ils sont issus. Attitude qui sert les ambitions hégémoniques d’une certaine élite issue de la race de leurs maitres, car tous les blancs n’ont jamais été maitres d’esclaves, mais cependant on a tendance à en faire un amalgame qui ne sert que les intérêts de l’aristocratie et de l’establishment, qui naguère était la même aristocratie qui décida d’avoir recours au racisme pour imposer à une certaine race le travail forcé. La maximisation du profit par une compression des coûts de production fut la loi respectée dans ce dessein. Aussi aujourd’hui la situation a gagné en légitimité avec le temps si bien que c’est devenu la norme. Affirmer mordicus que tous les avantages matériels que les membres de la race blanche peuvent jouir aujourd’hui, ils les ont en référence au statut d’esclavagiste c’est faire le jeu de la culpabilité collective qui sert le combat collectif contre la race noire. Tous les blancs sont bien loin d’avoir eu des ancêtres qui ont contribué à ce trafic de l’ignominie. La culpabilité collective ne sert que les intérêts de l’antagonisme collectif et du racisme collectif car il devient le seul rempart pour la protection des intérêts d’une race qui a un moment donné se sent voué à un destin commun, qui lui a été imposé par une minorité de super riches. Des supers riches qui sont devenus des modèles de référence. Aussi d’aucuns trouvent que logiquement s’il l’on veut espérer être aussi l’un de ces super riches un jour, il y’a un chemin classique à suivre. Chemin classique qui prône de manière emphatique l’esclavage pour les noirs et le racisme pour les blancs aussi pour être bien il faut appartenir à un clan ou à l’autre.

Les ordres secrets comme la franc- maçonnerie noire (Prince Hall) qui sévit dans les cercles afro américains est d’obédience esclavagiste. C’est Une secte qui recrute dans les plus hautes sphères de la diaspora noire du monde. Les membres de la communauté noire réuni dans l’ordre Prince Hall jurent allégeance à l’aryanisme, ainsi qu’à Albert Pike l’un des pères fondateur du Ku Klux Klan et de la franc maçonnerie américaine moderne. Ils prennent le serment d’accepter tous les péchés, des pères fondateurs comme les leurs, ils jurent de manière perpétuelle de toujours placer les intérêts de tout descendant de race blanche au-dessus de ceux de toute personne de race noire, et de défendre cet ordre établie y compris par leur sang, et bien sûr en retour ils obtiennent des facilités dans l’accès aux structurex de l’establishment, crédit bancaire propagande dans les medias de l’empire, et autre.

Beaucoup n’ont jamais compris pourquoi les blancs les plus racistes ont des amis noirs membres de l’élite. si en France le Front National recrute dans la communauté noire, et compte des sympathisant comme l’humoriste Dieudonné Mballa, aux États-Unis le président Barack Obama a bien obtenu le soutient par deux fois du Ku Klux Klan pendant les élections de 2008 et de 2012, Tandis que son ami Jay-z fait bien des affaires avec la firme Barneys qui a plusieurs fois s’est vue prise en flagrant délit de racisme aggravé envers la population noire. Ce sont des antagonismes pour les yeux du profane, mais des réalités de partenariat pour ceux qui comprennent comment fonctionne le système.

Par Hubert Marlin Elingui Jr.

Journaliste Écrivain


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