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  • Hubert Marlin

Féminisme, Célibat, Lesbianisme et Sorcellerie


Beaucoup ont considéré le féminisme comme une boîte de pandore, un mouvement d'anarchie visant à renverser les relations entre les sexes et changer radicalement la donne, en mettant l'accent sur les inégalités du patriarcat. Certaines féministes radicales ont même plaidé pour la fin des relations sexuelles entre hommes et femmes lorsqu’elles ne préconisaient pas carrément un séparatisme entre les genres et la pratique du lesbianisme. Le féminisme, depuis sa création, a toujours baigné dans un univers de paganisme de sorcellerie et de reformatisme de la croyance chrétienne, faisant par exemple de Marie Magdalena la véritable héritière de la foi chrétienne.

Beaucoup ont considéré le féminisme comme une boîte de pandore, un mouvement d'anarchie visant à renverser les relations entre les sexes et changer radicalement la donne, en mettant l'accent sur les inégalités du patriarcat. Certaines féministes radicales ont même plaidé pour la fin des relations sexuelles entre hommes et femmes lorsqu’elles ne préconisaient pas carrément un séparatisme entre les genres et la pratique du lesbianisme. Le féminisme, depuis sa création, a toujours baigné dans un univers de paganisme de sorcellerie et de reformatisme de la croyance chrétienne, faisant par exemple de Marie Magdalena la véritable héritière de la foi chrétienne. Les points de vue féministes sur la sexualité varient considérablement. De nombreuses féministes, en particulier les féministes radicales, sont très critiques à l'égard de ce qu'elles considèrent comme une objectivation sexuelle et une exploitation sexuelle dans les médias et la société. Les féministes radicales s'opposent souvent à l'industrie du sexe, notamment à la prostitution et à la pornographie. D'autres féministes se définissent comme des féministes sexuellement positives et pensent qu'une grande variété d'expressions de la sexualité féminine peuvent donner du pouvoir aux femmes lorsqu'elles sont librement choisies. Lorsque la sexualité peut être comprise comme un élément essentiel, de l’épanouissement de la femme, certaines féministes estiment que l’activité sexuelle et le mariage contribuent à l’oppression de la gent féminine par le patriarcat et prônent ainsi souvent l’abstinence, la ségrégation des genres et le célibat. Le groupe féministe Cell 16, fondé en 1968 par Roxanne Dunbar, était connu notamment pour son programme de célibat et de séparation des hommes. Considérée trop extrême par de nombreuses féministes traditionnelles, l'organisation a agi comme une sorte d'avant-garde de la gauche dure. Elle a été citée comme la première organisation à faire progresser le concept de féminisme séparatiste. Dans le périodique No More Fun and Games, Roxanne Dunbar et Lisa Leghorn, membres du mouvement, conseillent aux femmes de "se séparer des hommes qui ne travaillent pas consciemment pour la libération de la femme", mais recommandent des périodes de célibat plutôt que des relations lesbiennes. Considéré comme "rien de plus qu'une solution personnelle". Le périodique a également publié l'article de Dana Densmore "On Celibacy" (octobre 1968), dans lequel il était notamment écrit: "un accrochage de la libération est la prétention du " besoin "de sexe. C'est quelque chose qui doit être réfuté, combattu , démythifié ou la cause de la libération féminine est vouée à l'échec. Nous voyons des filles complètement libérées dans leur propre tête, qui comprennent leur oppression avec une clarté terrible, mais essayent délibérément et avec un brin d’hystérie de se rendre attirantes pour des hommes. Des hommes pour lesquels elles n'ont aucun respect, des hommes qu’elles haïssent même. Ces femmes peuvent même détester, à cause d'un « besoin sexuel-émotionnel de base ». Le sexe n’est pas essentiel à la vie, pas plus que manger, certaines personnes passent leur vie entière sans y participer, y compris des gens fins, chaleureux et heureux. C’est un mythe que cela rend amer, ratatiné, ou tordu. La stigmatisation sur la virginité tout au long de la vie ne concerne que les femmes de toute façon. Elle a été créée par les hommes parce que le but de la femme serait biologique et si elle ne réalise pas cette fonction alors elle est anormale, et non naturelle et "doit être entièrement constituée de toiles d'araignées à l'intérieur".

Les féministes, une organisation politique qui avait pour but d’anéantir les rôles sexuels, était un groupe féministe radical actif à New York de 1968 à 1973. Le mouvement a d'abord préconisé que les femmes pratiquent le célibat, puis vint à défendre le lesbianisme politique. Le lesbianisme politique embrasse la théorie selon laquelle l'orientation sexuelle est un choix et préconise le lesbianisme comme une alternative positive à l'hétérosexualité pour les femmes. L’hétérosexualité et même le fait d’être amoureuse était déjà vu par des pionnières du féminisme comme Simone de Beauvoir, comme une soumission de la gent féminine, au patriarcat. « L’esclavage » de l’amour hétérosexuel devait être combattu car il donnerait la part belle aux hommes.

Sheila Jeffreys a contribué au développement du concept du lesbianisme politique en co-écrivant avec d'autres membres du groupe féministe révolutionnaire de Leeds un pamphlet intitulé Love Your Enemy: The Debate Between Heterosexual Feminism and Political Lesbianism, ( aimer votre ennemi Le débat entre le féminisme hétérosexuel et le lesbianisme politique). Elle écrit : "Nous pensons ... que toutes les féministes peuvent et devraient être

lesbiennes. Notre définition de lesbienne politique est une femme qui se sait femme mais ne baise pas avec les hommes. Cela ne signifie pas une activité sexuelle obligatoire avec les femmes." Ainsi, certaines lesbiennes politiques ont choisi d'être célibataires ou identifiées comme étant asexuées. La libération sexuelle est aussi vue par certaines féministes comme un outil d’objectivation de la femme qui en se disant libre entretien plusieurs relations sexuelles avec des partenaires différents. Les libertines contribuent plus aux plaisirs des hommes même si elles en prennent aussi, lorsque leur coquinerie maladive renvoie plutôt l’image de la femme aux mœurs douteuses, que les hommes peuvent avoir facilement. En avril 1987, le manifeste du Southern Women's Writing Collective intitulé «Résistance sexuelle dans les arrangements hétérosexuels: Manifeste du Southern Women's Writing Collective» a été lu à New York lors d'une conférence intitulée "Les libéraux sexuels et l'attaque du féminisme". En partie, ce document soutient que : "Contrairement au mouvement pro-sexe, nous nous appelons des femmes contre le sexe (WAS) ( women against sex) ... La résistante sexuelle considère son acte comme un acte politique: son objectif n'est pas seulement son intégrité personnelle, mais la liberté politique pour toutes les femmes. Elle résiste sur trois fronts: elle résiste à tous les besoins sexuels construits par les hommes, elle résiste à la dénomination erronée de son acte comme de la pruderie, et elle résiste surtout à la tentative du patriarcat de faciliter son travail de subordination des femmes en construisant consensuellement le désir de la femme dans sa propre image oppressante. Pour Diane Richardson: La plupart des féministes conviendraient que le pouvoir des hommes sur les femmes, économiquement et socialement, affecte les relations sexuelles. En règle générale, les femmes ont moins de contrôle sur leurs relations sexuelles que leurs partenaires masculins et sont soumises à un double standard de comportement sexuel qui favorise les hommes.

Les féministes ont tendance à différer par rapport à l'importance accordée à la sexualité pour comprendre l'oppression des femmes. Pour beaucoup de féministes radicales, la sexualité est au cœur de la domination masculine. Elle est considérée comme un mécanisme clé, du contrôle patriarcal (Rowland et Klein, 1996). En effet, certains auteurs ont fait valoir que la sexualité est le principal moyen par lequel les hommes exercent et maintiennent le pouvoir et le contrôle sur les femmes. Plusieurs solutions pour se défaire de l’oppression des hommes par la sexualité ont été préconisées. Aussi le séparatisme lesbien est une forme de féminisme séparatiste spécifique aux lesbiennes. Le séparatisme a été considéré par les lesbiennes comme une stratégie à la fois temporaire et pratique. De nombreuses séparatistes lesbiennes ont acheté des terres pour pouvoir vivre séparément des hommes et des femmes hétérosexuelles. Le séparatisme lesbien est devenu populaire dans les années 1970, certaines d'entre elles doutant que la société ou même le mouvement LGBT aient quelque chose à leur offrir. En 1970, sept femmes (dont la militante lesbienne Del Martin) ont confronté la Conférence Nord des organisations homophiles sur la pertinence du mouvement pour les droits des homosexuels des femmes qui le composaient. Les déléguées ont adopté une résolution en faveur de la libération des femmes, mais Del Martin a estimé qu’elles n’en avaient pas fait assez et a écrit un essai influent "If That's All There Is", ( si c’est tout, alors tout là-bas est… ) dans lequel elle a qualifié de sexistes les organisations de défense des droits des homosexuels. À l'été 1971, un groupe de lesbiennes se faisant appeler "The Furies" forma une commune réservée aux lesbiennes et publia un mensuel appelé The Furies. "The Furies" se composait de douze femmes âgées de dix-huit à vingt-huit ans, toutes féministes, toutes lesbiennes, toutes blanches, avec trois enfants parmi elles. Elles partageaient les tâches ménagères, les vêtements, et vivaient ensemble, partageaient une partie de leur argent et dormaient sur des matelas sur un sol commun. Elles avaient également ouvert une école pour enseigner aux femmes la réparation automobile et les travaux de construction, afin de ne pas dépendre des hommes. Charlotte Bunch, l'une des premières membres de The Furies, considérait le féminisme séparatiste comme une stratégie, une "première étape" ou un retrait temporaire de l'activisme traditionnel pour atteindre des objectifs spécifiques ou améliorer la croissance personnelle. D'autres lesbiennes, telles que l'auteur Elana Dykewomon, lauréate du prix Lambda, ont choisi le séparatisme comme une pratique définitive.

En plus de préconiser le retrait des relations de travail, personnelles ou occasionnelles avec les hommes, The Furies recommandaient aux séparatistes lesbiennes de nouer des relations "qu'avec des femmes qui rompent leurs liens avec le privilège des hommes" suggérant que "tant qu'elles bénéficiaient encore de l'hétérosexualité, En raison de ses privilèges et de sa sécurité, elles devaient à un moment donné trahir leurs sœurs, en particulier les sœurs lesbiennes qui ne bénéficient pas de ces avantages ".

Cela faisait partie d'une idée plus large que Bunch avait articulée dans Learning from Lesbian Separatism (1976), selon laquelle "dans une société suprématiste, l'hétérosexualité est une institution politique" et la pratique du séparatisme est un moyen d'échapper à sa domination. La pratique du séparatisme lesbien intègre des concepts liés au nationalisme homosexuel, au lesbianisme politique et au lesbianisme spirituel car est aussi réfuté l’idée d’un Dieu male.

Les lesbiennes dans le profile spirituel ont tendance à déifier la femme tout en attribuant le réel pouvoir aux déesses dans un panthéon qu’elles trouvent dans l’Egypte antique, la Grèce antique, l’ancienne Europe Celtique et le Paganisme. Certaines Femmes qui s'identifient comme séparatistes lesbiennes sont également associées à la pratique du paganisme dianique. La Wicca Dianique, également connue sous le nom de Sorcellerie Dianique, est une religion néopagane de rituel et de tradition de la déesse Diana, centrée sur la femme. Un culte originaire de la Grèce antique qu’hérita la Rome antique. Ce culte est très présent à Hollywood la ville des stars qui comme Rome aurait été consacré à la déesse Diana. Diana était connue comme la déesse vierge de l'accouchement et des femmes. Elle était l'une des trois déesses vierges, avec Minerva et Vesta, qui jurèrent de ne jamais se marier. Bien que certaines adhérentes de ce culte s'identifient comme Wiccan, leur pratique diffère de la plupart des traditions de la Wicca en ce que seules les déesses sont honorées, alors que la plupart des traditions wiccanes honorent les divinités tant féminines que masculines.

Bien que, plus d’une tradition de l’ésotérisme féministe s’appelle Dianique, la plus connue est la variété exclusivement féminine, fondée par Zsuzsanna Budapest aux États-Unis dans les années 1970. Sa spécificité est le culte d'une seule déesse avec une philosophie concentrée sur le féminisme égalitaire et matriarcal. Le terme 'womyn's land' a été utilisé en Amérique pour décrire des communautés de séparatistes lesbiennes. Le Christianisme n'est pas épargné par la spiritualité lesbienne aussi l'heritage mystique du christ selon les théorie lesbiennes reviendrait plutôt a Marie Magdalene une thèse revisitée et célébrée dans l'ouvrage à succès Da Vinci Code de l'auteur américain Dan Brown, tandis que l'islam avec la Kabah serait plutôt la reverence a Bilquis, Isis ou Sémiramis. Lire plus sur www.flashmag.net


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