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  • Hubert Marlin

Pourquoi l’Africain qui immigre aux Etats-Unis ne s’entend pas avec le noir américain ?


La couleur est un écran qui cache la réalité des relations exécrables qui existent entre les africains et les noirs américains, dans un monde où la condition humaine de la race dite noire continue d’être vilipendée par un racisme d’état qui en apparence s’est camouflé pour rentrer en profondeur faisant des ravages grave dans le silence, on s’attendrait à une prise de conscience de la populace noire globale, dans la nécessité de s’unir en tenant compte de la réalité de leur destin commun, cependant on a tôt fait de constater que le destin commun ne sous-entend pas forcement le vivre ensemble en harmonie .

En générale l’Africain qui vient d’émigré aux Etats-Unis se sait chanceux car quelque part dans sa conscience il sait qu’il va dans un pays où il n’y aura pas de dépaysement total pour lui, car 1 un américain sur 7 est noir, mais grave est souvent la désillusion de ce dernier lorsqu’il constate qu’il n’y a pas plus étrange pour lui que ces gens avec qui, il partage pourtant la même couleur.

Ahmad de son Afrique natale avait fait la triste expérience, lorsque rentrant dans une université américaine dans les nord-est des Etats-Unis, malgré tous les supposé progrès dans la tolérance du nord par rapport au sud il était fréquent qu’a une centaine de kilomètre d’une ville cosmopolite comme New York qu’Ahmad essuie des injures graves et des traitements méprisables qui n’avaient en rien trait au bizutage fait aux nouveaux étudiants. Plus d’une fois il avait été violemment agressé et traité de macaque d’Afrique par ses camarades blancs et, espérant dépité d’avoir au moins quelque soutient moral de la part des quelques noirs qui se trouvaient dans l’Université, en essayant de les approcher il avait reçu un rejet encore plus grave, certains lui disant vertement qu’ils n’avaient rien à faire d’un nègre à l’état indigène. Si le cas d’Ahmad semble extrême, il ne résulte pas moins du mode de pensée qui fait rage dans la diaspora noire du monde et en occurrence aux Etats-Unis où les noirs occidentalisés croient en général être supérieurs à ceux qui viennent d’Afrique. On pourra se plaindre du tribalisme que les africains eux même pratiquent, mais ceci est très loin des extrêmes du racisme que peuvent subir les africains aux Etats-Unis. Malgré le fait que les africains qui émigrent aux Etats-Unis sont parmi les meilleurs du continent du point de vue social et intellectuel, car il n’est pas facile pour tout le monde de voyager pour les Etats-Unis, La règle du péril double s’applique parfois à eux, avec effroi. Renié par le blanc et honni par le noir occidental, ils apprennent en général à se débrouiller tout seuls. Dans les zones à forte concentration de population noire africaine et américaine comme à Washington DC ou dans le Maryland il arrive que les deux communautés qui subissent pourtant ensemble les affres du racisme d’état américain trouve quand même assez d’énergie pour se détester copieusement.

En demandant aux uns et aux autre pourquoi il existe un désamour entre les communautés pourtant similaire en apparence, il ressort en général selon les africains, que le sentiment d’appartenance à la même race et à la même communauté qui n’est pas souvent partagé par leurs cousins noirs américains, est une pilule dure à avaler surtout dans un pays hostile, et venant d’un continent où on leur a toujours inculqué que l’union faisait la force, ils se trouvaient dépitée et la répétition des expériences négatives vécus individuellement affectaient pour toujours leurs relations avec les noirs américains. Dans le même ordre d’autres africains estiment qu’ils ne se reconnaissent pas dans le noir américain que le capitalisme à outrance a chosifié, affaibli, abêti et rendu violent. La violence urbaine n’encourage pas ceux qui sont venu chercher mieux à fréquenter certains.

Du côté des noirs américains en général certains ont le courage d’admettre qu’ils se sentent plus américains qu’africains et ne se reconnaissent pas lié aux africains ni même au continent qu’en général ils n’ont jamais visité pour la plupart, hormis les chanceux qui sont au service de l’armée ou ont des postes clef dans le gouvernement qui n’ont souvent eu aucun remord à aller faire des guerres injustes qui affectent négativement la vie des millions de personnes sur le continent. Cette réponse légère de la part des noirs américains même si elle semble logique cache mal le moule américaniste dans lequel ils sont fondu et ce à quoi ils aspirent.

Il est difficile d’admettre que dans un pays et une société racialiste comme les États-Unis, qu’ils oublient d’où ils viennent et qui, ils sont ; alors que partout tous les jours, on semble le leur rappeler par les actes de terreur sur leur communauté. Ce qui est vrai pour les noirs américains, l’est aussi souvent pour les afro européens, en général ils rejettent l’Afrique et les africains par ce que dans leur psyché l’Afrique et l’africain, c’ est surtout ce qu’il ne faut pas être dans la course vers l’assimilation à l’idéal occidental. Les raisons fondamentales psychologiques du désamour des individus envers les autres sont lié soit au fait que certains rappellent aux autres ce dont ils manquent cruellement, soit par ce que certains sont considéré être le contraire de ceux que l’on est, et tertio la phobie de devenir ce qui est considéré comme le contraire de ce que l’on veut.

Le lâche en général haïra le courageux, et le bon le méchant ; alors que dans un monde matérialiste tout ce qui sous-entend misère sera haïs et vilipender par ceux qui aspirent à la richesse matérielle, l’Africain devient ainsi honni de l’afro occidental par ce que selon la propagande occidentale qui fait des émules dans la diaspora noire d’occident, il est la métaphore de ce qu’il ya de plus misérable, et pire son traditionalisme culturel et sa couleur en général plus sombre, en font un bouc émissaire de tout ce qui est mauvais chez les noirs. Pendant que la beauté métissée est célébrée sur tous les podiums, car de nos jours lorsque l’on parle de la beauté noire en occident, l’africain noir de jais est devenu l’allégorie de l’anti beauté, sans ouï-dire la beauté ébène est mise au placard car elle rappelle trop l’Afrique sauvage et n’est toléré que lorsque que l’on veut faire un cirque exotique.

L’africain est ostraciser par le noir américain qui sans l’avouer à peur d’être contaminé aussi bien par la misère que les maladies qui pilules sous les tropiques.

Le rejet de l’Afrique par les afro américains est en train de prendre des proportions alarmantes car si avant il y avait les Black Panthers qui prônaient l’union des noirs du monde entier, de nos jours les forces manipulatrices et assimilationnistes sont désormais les plus influentes au premier rang de celles-ci, il y a ceux qui se nomment désormais les israélites afro américains, cette idéologie est soutenu par des sectes magico religieuses souvent grassement financé par des réseaux sionistes qui ont pignon sur rue dans toutes les grandes métropoles des Etats-Unis. Selon leur philosophie les noirs américains qui auraient été vendus en esclavage par les africains qu’ils identifient comme les Hamites un peuple maudit, seraient le peuple élu et ils n’auraient rien d’africain, mais viendraient plutôt d’Asie, cette théorie va plus loin en soulignant volontiers que c’est une ethnie spécifique qui fut forcée à l’esclavage à cause de sa filiation directe avec Dieu.

Au second rang de ces sectes et mouvement de pensée réfutant l’Afrique et les africains les musulmans afro américains qui se déclarent volontiers être d'origine moyen orientale, Mohamed Ali lui même dans les années 60 se disait être un noir asiatique la faute a la doctrine de Fard Mohamed fondateur de la Nation of Islam qui inculqua a ses adeptes la doctrine selon laquelle les noirs américains viendraient de la Mecque. tertio un groupe non moins influents de noir américains se réclame d’être des autochtones amérindiens qui auraient été réduits en l'esclavage par les les colons européens et réfutent tout idée de l’Afrique comme terre d'origine.

Forcement lorsque le noir américain se dit désormais être élus et place du même coup son pseudo cousin africain comme un ennemi congénital on ne peut s’attendre qu’au pire, surtout que selon le discours tenu secret de ces sectes tout africain qui émigre aux Etats-Unis ne mérite pas de réussir sa vie car il n’a pas l’onction du peuple élus noir américain aussi certains africains peu au courant des ravages de cette idéologie dans les milieux les plus insoupçonnés sont souvent surpris de constater qu’ils n’essuient que des déconvenues aux Etats-Unis lorsqu’ils veulent construire un semblant de progrès social et économique avec leurs cousin noirs américains qui sont sans doute conscients qu’il faut aider la malédiction des Hamites à s’abattre sur les descendants de Ham, Pendant que dans les deux autres cas ils ne se sentent nullement connectés à l’Afrique

La nature ayant horreur du déséquilibre la majorité des histoires de réussite des Africains aux Etats-Unis ont souvent pour acteur clé les blancs qui parfois ont le courage d’explorer l’africain en se rapprochant de lui. Un aspect révélateur du complexe des relations entre africains et noirs américains est dans les unions conjugales. Les africains quand ils ne se marient pas entre eux épousent en général les blancs et rarement les noirs américains qu’ils trouvaient pourtant a priori normal d’épouser.

La violence appelle la violence certains psychologues estiment que le noir est un loup pour le noir à cause de la violence qu’il reçoit lui-même car on ne peut donner ce que l’on a, par ce que l’on l’a reçu, c’est un mode de penser gravissime car une fois de plus il fait du noir un être naïf qui prend tout ce qu’on lui donne puis qu’il n’a rien et n’est rien, en plus d’être objet, un attardé qui n’a toujours pas atteint l’âge du discernement qui confond toujours les victimes aux bourreaux et pire ce n’est pas par ce que l’on s’est fait voler qu’on devient voleur, même si le racisme d’un certaine classe de noir envers les autres est plutôt la recherche de la reconnaissance de leur assimilation par rapport aux autres noirs dans l’échiquier racialiste occidental.

Par Hubert Marlin Elingui Jr

Journaliste écrivain


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