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  • Hubert Marlin

Que peut-on reprocher à la FIFA de Blatter, Son opacité réelle ou imaginaire, ou sa clairvoyance et


En juin 1998 Joseph Sepp Blatter prenait les rênes de la Fifa, l’instance faitière du Football mondial, après avoir été depuis 1981 le secrétaire général de ladite association sous le règne de Joao Havelange, qui avait régné pendant 24 ans sans partage. Joao Havelange, hélas à 99 ans ne fait pas parti des personnes indexées dans le scandale à tête chercheuse qui fait la une des medias ces derniers temps, pourtant s’il faut bien parler de corruption à la FIFA, il serait raisonnable de parler de la présidence de Joao Havelange, 24 ans au cours desquelles beaucoup a été dit et vérifié concernant les irrégularités dans la gestion de l’argent généré par la coupe du monde.

S’il est vrai qu’avant 1978 la coupe du monde compétitions far organisée par la FIFA ne générait rien ou presque, il fallut attendre les années 80 avec la création par Havelange, et Horst Dassler, héritier de la marque Adidas, (fils du fondateur de la marque Adi Dassler - mort en 1987) de l’ISL, une agence de redistribution des droits de transmission des images de la coupe du monde à travers le monde, pour que la FIFA devienne bien plus qu’une association des passionnés du ballon rond , mais une entreprise rentable. A partir de ces années-là, la Fifa rentra dans une période de vache grasse. Générant des profits, qui hélas seront partagés de manière opaque, entre l’ISL de Dassler et la Fifa d’Havelange. Une Fifa qui à l’époque était gérée comme une entreprise familiale avec le Président Joao Havelange, qui flanqué de son beau-fils Ricardo Teixeira, mettra en place un system de retro commissions, en prenant la précaution de garder un nuage sombre au-dessus de la gestion financière de l'organisation. À l’époque d’Havelange, personne n’avait une idée exacte des bénéfices que la Fifa engrangeait. Ricardo Teixeira ancien président de la fédération brésilienne de Football et président du comité d’organisation de Brésil 2014 sera finalement forcé à la démission pour cause de corruption en 2012 après plus de 15 ans d’enquête. La démission qui intervint 2 ans avant l’organisation de la coupe du monde concernait des affaires de corruptions datant de plusieurs années, dans lesquelles étaient tout aussi impliqué le président de la confédération sud-américaine de football d’alors Nicolas Leoz.

Cependant 4 ans avant les faussaires auraient bien pu passer à la trappe mais s’en tirèrent plutôt à bon compte. Selon des allégations faites lors d’un procès en fraude en 2008, où ils étaient accusés dans un procès qui n’arriva jamais à terme, la procédure ayant été abrogée après que certaines parties impliquées consentirent à payer une amende de plus de 5 millions de dollars, il en ressorti que la défunte ISL (International Sport Leisure) de Horst Dassler avait eu à payer pas moins de 200 millions de dollars en retro commission à certains membres du comité exécutif de la FIFA. Les 7 personnes récemment arrêtées issus de la CONCACAF et du CONMEBOL sont soupçonnées d’avoir bénéficiées du même réseaux, cependant il faut préciser que l’ISL fut liquidée en 2001 et que l’affaire des retro commissions a déjà connu les tribunaux avec un arrangement à l’amiable en 2008, et une enquête supplémentaire du comité d’éthique de la FIFA en 2009 qui démettra plusieurs autres personnes de leurs fonctions, au sein de la FIFA. En 2011, 2012 et 2014, dont Joao Havelange de la présidence d’honneur de la FIFA.

Cependant certains se posent les questions quant à l’opportunité de la réouverture de ce dossier maintenant. A qui cela profiterait et pourquoi?

Même si on est en droit de se dire que les milieux du sport on le droit de faire les affaires à leur manière et surtout avec les usages et coutumes de la vieille école, il est tout de même important de souligner que cette manière de faire les affaires, sous Havelange, avait réussi à en embourgeoiser une classe dirigeante en oubliant ceux qui faisaient vraiment le sport, à savoir les joueurs, les clubs formateurs et les fédérations nationales.

Avec Blatter les choses allaient changer, un vent de démocratie allait souffler sur la FIFA redistribuant au passage les cartes, désormais l’équilibre régionale, la géostratégie et la transparence dans la gestion des finances allait révolutionner le monde du football.

En héritant de la FIFA en 1998 après avoir pendant de longue années été la cheville ouvrière administrative de l’institution, Joseph Sepp Blatter deviendra un peu l’homme providentiel d’une organisation qui souffrait de la sclérose à cause de sa gestion dictatoriale et opaque durant des décennies. les aménagements que Blatter allait effectuer aussi bien dans le mode de fonctionnement de la fédération et sa transparence financière allait changer la face, et la poche du sport le plus populaire au monde.

Sous le règne de Joao Havelange, les règles comptables de la FIFA étaient une chimère. L’une des premières reforme de Blatter fut d’imposer une transparence comptable en mettant en application l'IFRS (International Financial Reporting Standard) l'une des normes de régulation les plus contraignantes au monde dans la gestion des finances des organisations, alors que dans les normes la législation Suisse ne l’y contraignait point. Dans la même foulée la FIFA sous Blatter mis un point d’honneur à payer ses taxes au trésor Suisse, aussi en 2013 pas moins de 17 millions de dollars furent déboursé pour le paiement des taxes liées aux activités de la FIFA et à son siège social, la Fifa est imposée sur la base du bénéfice imposable en Suisse, tandis que les exonérations fiscales dont certains à un moment firent allusion ne concernent que le matériel lié à l’organisation des compétitions comme les ordinateurs des comités d’organisation ou les ballons et sifflets utilisés au cours des compétition dans divers pays, matériels qui bien souvent à la fin des compétitions est attribué aux pays hôtes.

Aujourd’hui la FIFA organisation qui a toujours défendu bec et ongle, son caractère apolitique, est dans la tourmente justement à cause de la politique. Beaucoup de férus du football se souviennent des suspensions et des menaces de suspension, souvent soulevées par la FIFA à chaque fois qu’un gouvernement quelconque décidait d’intervenir dans les affaires internes d’une fédération nationale, c’est un principe qui jusque-là, a permis à l’organisation d’être un agent pacificateur et rassembleur et surtout un facteur de développement et de communion entre les peuples quels qu’ils soient. la FIFA est la première organisation internationale à avoir reconnu la Palestine par sa fédération nationale de football. La donne d’ouverture non discriminatoire, se voient être remise en question lorsque certains estiment qu’il y a achat de conscience , dans la redistribution des bénéfices de plus de 2 milliards de dollars réalisés lors de la dernière coupe du monde, une édition où la FIFA à elle seule a investi plus de 2 milliards pour son organisation, on est en droit de se poser la question si ce n’est pas de la mauvaise foi. Pourquoi certains pensent que redistribuer les retombés de la coupe du monde aux différentes fédérations, et alloués des fonds au développement du sport, ce serait faire de la corruption? Aider les nations les plus pauvres en aidant au développement du football dans les pays de l’hémisphère sud serait pour certains un pécher grave. Une arrogance et un égoïsme de bien mauvais alois animent les tenants de cette thèse qui aimeraient bien garder la gloriole du sport pour eux seuls, tout comme le droit au bonheur et au développement.

Environ 90% des revenus de la FIFA proviennent de la Coupe du Monde de la FIFA™, et la FIFA réinvestit près de 80% de ses recettes totales afin de financer ses activités ainsi que le développement du football dans le monde entier. À titre d’exemple, la FIFA investit chaque jour dans le développement du football mondial environ $ 600 000, et près de $ 460 000 supplémentaires par jour pour l’organisation de ses autres compétitions prévues durant un cycle quadriennal , à savoir, les Coupes du Monde U-17 et U-20 féminines et masculines, la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™, la Coupe des Confédérations de la FIFA, les Coupes du Monde de Futsal et de Beach Soccer de la FIFA, la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, le Tournoi Juniors FIFA / Blue Stars et la FIFA Interactive World Cup.

Avec une pareille gestion et une redistribution idoine des bénéfices du football aux différents plénipotentiaires, il est facile de comprendre pourquoi Joseph Sepp Blatter était devenu imbattable. L’homme qui avait initié ce genre de changement, avec des relents de justice sociale et un dialogue équitable nord sud, est forcément très populaire dans les pays de l’hémisphère sud qui font le gros de l’effectif des membres votant lors des différents congrès de la FIFA; et la haine viscérale que lui voue l’occident et l’UEFA est sans doute liée à cela. Sepp Blatter a traité les non européens, avec équité, quelque chose de jamais vu dans la longue histoire de soumission, de domination et d’humiliation dans les rapports entre les pays du nord et du sud. Cette vague de liberté fit bien pousser les ailes à ceux qui avant n’étaient considérés que comme simple observateurs. Aussi en 2002 on aura assisté à une bataille épique lorsque Issa Hayatou le Président de la confédération africaine de football déposa sa candidature à la présidence de la FIFA contre Blatter. Cette même année, la démocratie s’était invitée lors des travaux de l’assemblée plénière, l’équipe de Blatter et celle qu’il le challengeait étaient prêtes à tabler sur une nouvelle règle qui limiterait les mandats des présidents élus, à 3, et une presidence rotative de régions en régions.

A la surprise générale ceux qui s’y opposèrent sont ceux qui aujourd’hui accusent Blatter de dictateur inamovible, L’UEFA opposa une fin de non-recevoir à cette réforme, refusant sans doute d’ouvrir une porte qu’elle ne saurait refermer si un tant soit peu elle venait à prendre les rênes de l’organisation; ou alors voir l’instance faitière du football mondial, dirigée un jour par un président venu d’une zone du sud ne les réjouissait pas. Quoi qu’il en soit si le principe de présidente restreinte et tournante ne fut pas adopté, Blatter et son équipe continuèrent néanmoins leur politique d’organisation tournante du tournois mondial. La preuve cette année-là le tournois se joua en Asie un fait inédit.

Logiquement avec l’actualité récente certains pourraient poser la question de savoir quelle est le fond de cette histoire qui veut en finir avec Sepp Blatter et pourquoi?

Le Feuilleton FIFA VS États-Unis n’est qu’une bataille géostratégique liée à l’ego démesuré de l’occident décadent, le camouflet essuyé lors de la candidature américaine à l’organisation de la coupe du monde 2022 passe très mal à Washington, où beaucoup continuent de croire que l’on ne dit pas non aux États-Unis sans le payer cher. Si Bill Clinton en tant que président du comité de candidature des États-Unis à l’organisation était au parfum du passé trouble de certains membres votant, information que les américains auraient sans doutes glané grâce à leur grande toile d’espionnage à travers le monde, ces informations auraient été utilisées en premier comme moyen de pression pour forcer certains membres de voter en faveur des États-Unis, au final ces derniers auraient fait sourde oreille, et auraient plutôt préféré accorder leur votes au Qatar une logique, lorsque l’on prend en compte la politique érigée par Blatter, dès les premières années de son mandat, lorsqu’il avait clairement déclaré sont intention d’organiser le tournois mondial dans les quatre coins du monde, au lieu de se contenter de l’axe Europe - Amérique latine, comme son prédécesseur. Sous Blatter les régions n’ayant jamais eu à organiser un tournoi mondial furent privilégies, la Corée et le Japon en 2002, L’Afrique du Sud en 2010, et la Russie et le Qatar en 2018 et 2022 ne sont que la logique de cette philosophie de partage et d’équité. (le Moyen-Orient n'a jamais organisé ce tournois) Aussi les allégations de corruption de certains membres malgré le brouhaha dans la presse occidentale n’ont encore apporté la moindre preuve de ces faits. En outre lorsqu’on sait ce qu’était la FIFA sous Havelange les États-Unis bizarrement omettent de dire comment ils ont convaincu les membres du comité exécutif de voter pour eux afin qu’ils organisent l’Edition de 1994. On se retrouve là dans la loi de deux poids deux mesures si chere aux américains.

En outre si l’américain Chuck Blazer a admis avoir touché des pots de vin pour voter pour tel ou tel pays, il l’a fait à son nom propre pour son enrichissement personnel non pour la Fifa, la FIFA ne saurait être accusée des faits d’un tiers qui use de sa position pour faire du racket, il y’a là une équivoque, qu’il convient de lever. Si les preuves de pots de vin se font rares et ne sont que basées sur les dires des uns et des autres dont les intentions ne sont pas toujours claires car un corrompu peut être aussi bien corrompu pour mentir contre des tiers, il convient de noter que tous les membres du comité exécutif sous enquête sont issus de la concacaf et du conmebol , les confédérations de football d’Amérique du nord et d’Amérique latine, et ces derniers sont sous enquête à cause des commissions perçus dans la signature des contrats avec des firmes privées dans l’exercice de leur activités confédérales qui ne concernent pas la FIFA et les attributions des coupes du monde. En réalité la FIFA n’est pas leur patron elles ne reçoivent aucun ordre de cette dernière dans la signature de leurs contrats d’affaires.

Que dire des fameux 10 millions de dollar que l’Afrique du Sud aurait versé à la CONCACAF, sous la présidence du Trinidadien Jack Warner? (démissionna en 2011 sous les conclusions des enquêtes de la FIFA il aurait reçu de l’argent du Maroc pour la coupe du monde de 2006 et detournee les fonds offert par l'Afrique du Sud pour le developpement du Football dans la diaspora noire des Ameriques ). Les explications de l’Afrique du sud ne souffrent d’aucune inconsistance, les 10 millions de dollars ont été versés à la concacaf après l’octroi de la coupe du monde dans le cadre des bénéfices liés à cette toute première édition sur le sol africain. Une première qui marquait une espèce de renaissance pour les peuples noirs du monde, et le régime de Thabo Mbeki sensible à ce fait avait trouvé bon de partager ces bénéfices avec tous les descendants africains de la diaspora noire dans les Amériques, (les régions Amérique du nord et Caraïbes sont dirigées par la CONCACAF) un acte qui sans aucun doute ne peut que courroucer une certaine catégorie d’individus qui restent très frileux une fois que l’on parle de la question noire de l’esclavage et du devoir de mémoire, se sentant sans doute coupable de quelque chose. En plus si les Sud-Africains avaient eu la volonté manifeste de corrompre la CONCACAF pourquoi avoir déposé cet argent dans les comptes de la FIFA dont on sait la clairvoyance dans le mouvement de ses finances, (la preuve cela se sait grâce à l’IFRS,) et pourquoi n’avoir pas payé directement dans un autre schéma plus discret Jack Warner le président de la CONCACAF, (comme le Maroc l’aurait fait) avant le vote s’il fallait le corrompre, et pourquoi en outre d’autres confédérations n’ont pas été approchées avec le même pactole pour voter pour l’Afrique du Sud ce sont là des inconsistances que le journalisme de sensationnalisme orienté refuse de préciser tant la volonté est manifeste de désinformer l’opinion publique.

Selon de nouvelles allégations parut dans la presse, la FIFA aurait payer 5 millions de dollars à la fédération irlandaise de football pour leur élimination injuste, un fait qui vient d’être publié avec sans doute l’intention de ternir encore plus l’image de la FIFA mais pourtant cela n’a rien de nouveau les arrangement à l’amiable sont monnaie courantes, la Fédération irlandaise menaçait de porter l’affaire devant les tribunaux le procès aurait sans doute eu lieu que l’Irlande n’aurait pas participé à la coupe du monde en Afrique du sud, on aurait sans doute condamner la FIFA à payer des dommages et intérêts à cause de faute grave de l’un de ses agents, après une bataille juridique qui n’aurait pas grandi le sport. Après avoir accepté cet accord et les clauses de confidentialité, la fédération irlandaise s’accuse elle-même, il n y a pas de corruption sans corrupteur et corrompu. En plus dans cette affaire s’il y a eu erreur grossière d’arbitrage, on ne saurait l’imputer forcement à la FIFA qui aurait selon certains demandé à Thierry Henri de marquer de la main et demander à l’arbitre de valider un but marqué de la main, car la France grande nation de football devait se qualifier à tout prix. Il y a là une accusation aussi grossière que la faute d’arbitre, les éditions 90 et 94 ce sont bel et bien jouées sans la France que les bénéfices de la FIFA n’en souffrirent point. Cette même France pourtant que la FIFA aurait favorisé est l’un des pays les plus hostile à la FIFA de Blatter aujourd’hui. En plus la FIFA a eu par le passé des arbitres jugés mauvais et voir même racistes, dans une grande famille comme celle du Football il est normal que de temps en temps il y est des brebis galeuses, si on s’en tient simplement aux lois de la probabilité. En outre s’il est du devoir de la Fifa de s’assurer qu’il n’y ait pas d’incartade, elle ne saurait régenter toutes les motivations et les émotions de tous ceux avec qui elle traite, surtout quand il s’agit des milliers de personne reparties sur les quatre coins du globe.

Blatter en fin stratège a eu recours à une espèce de socialisme éclairé pour mener à bien sa mission, une stratégie qui l’a sans doute mis dans le camp des ennemis déclarés du capitalisme d’oppression. Sous son impulsion l’Afrique par exemple est passé de 2 à 5 participants à la coupe du monde avec un développement exponentiel des programmes des développements du football dans le continent, tordant le bras au passage aux clubs professionnels à reverser 5 pourcent de tous les transferts de leurs joueurs aux clubs formateurs qui dans le cas des africains sont des clubs locaux, une manne financière et une politique de développement, qui continue d’être appréciée dans l’hémisphère sud à sa juste valeur, et qui surtout permet un nivèlement de la valeur des équipes avec les écarts qui se réduisent. En outre la régulation sur l’obligation des clubs professionnels de libérer les joueurs pour les équipes nationales de leurs pays d’origines, ne plait pas non plus aux agents du capitalisme d’oppression. Avec toutes ces reformes Blatter s’est forcément fait des ennemis quelque part, et les plus virulents de ces derniers viennent de l’union européenne de football, qui en premier a dû payer le prix des reformes démocratique de Blatter perdant au passage plusieurs places de participation au tournois mondial, à l’avantage des pays en voie de développement.

Dans le même ordre d’idées beaucoup apprécient très mal les méthodes démocratiques de la FIFA qui accordent une voix pour chaque fédération y compris celles des pays les plus pauvres du globe, lors des votes dans les sessions plénières, beaucoup auraient aimé appliquer le style de fonctionnement des organisation comme les Nations Unis, qui donnent des privilèges à certaines nations jugées plus riches, au détriment des nations dites pauvres ou en voie de développement dans un racisme, et un élitisme patent que l’on a ériger en loi sans coup férir.

Même la démocratie américaine tant célébrée dans les media occidentaux n’est pas basé sur un suffrage universel direct et secret, aux États –unis on peut gagner des élections sans avoir eu la majorité des suffrages exprimés avec le système du collège électoral ou grands électeurs qui eux choisissent le président américain.

On peut reprocher une chose, à Blatter c’est d’avoir été tiède avec son prédécesseur Joao Havelange, qui très tôt lui donna l’opportunité de faire carrière dans la FIFA, car il est difficile de croire qu’il ne savait pas quels étaient les pratiques de celui à qui il avait succédé, on peut comprendre qu’il n’est pas voulu paraitre un ingrat. Les enquêtes du comité d’éthique de la FIFA et le cabinet d’expert indépendant qui enquêtèrent sur cette affaire avaient d’ailleurs forcé Havelange à démissionner de sa position de président d’honneur de la FIFA et de membre honorifique du CIO en 2011. Démission qui précéda celle de son gendre Ricardo Teixeira (ancien président de la fédération brésilienne de Football) en 2012, et de Nicolas Leoz de la présidence du CONMEBOL en 2014 et de Jack Warner de la CONCACAF en 2011.

Sepp Blatter démissionnera sans doute pour sauver les meubles et les murs de l’édifice, qu’il a contribué à bâtir depuis 1981 en premier, comme secrétaire général, puis comme président depuis 1998. Cependant ils est impérieux que les reformes qu’il a annoncé s’impriment dans la continuation de la philosophie de l’équité, du partage et de la clairvoyance, qu’ il a su bien appliquer malgré la résistance d’un certain noyau dur, qui remettrait tout en péril, s’il parvenait à venir aux affaires. Ce ne serait pas une bonne nouvelle pour ce sport, qui force l' humilité à certains, et refuse de laisser tout ce qui est revenus liés à la pratique du sport au mastodonte américain qui avec cette affaire essaye de se créer l’opportunité de s’accaparer d’un nième joyau qu’il aimerait bien accrocher à sa couronne, qui malgré tout est devenu très empirique ces derniers temps. Dans l’affaire d’espionnage d’Edward Snowden et les dossiers de Wikileaks contre les États-Unis, il ne faut pas faire un effort particulier pour apprécier l’hypocrisie de la réaction du gouvernement américain qui ne s’était pas privé de geler les fonds d’une ONG, qui dénonçait ses pratiques maffieuses et belliqueuses, qui depuis 2001 ont couté la vie et la liberté à des centaines de milliers de personnes innocentes à travers le globe. Malgré une campagne soigneusement ourdie, le « FIFAgate » finira par avoir un effet boomerang pervers contre ceux qui l’on initié, car il ouvrira les pans de voile sur leur système judiciaire qui malgré tout le bien qu’ils aimeraient qu’on en pense, failli depuis trop longtemps dans sa mission première localement, dans le déni de justice perpétuel qu’il accorde à la communauté noire. Les États-Unis devraient en premier s’atteler à soigner leur plaie immonde qu’est le racisme institutionnel, dont la pestilence est écœurante ces dernier temps, avant d’espérer donner les leçons de justice et de bonne gouvernance au monde et à la FIFA, qui elle n’a tué personne; même si les négociations sur l’octroi d'une coupe du monde comme celle de 2006 a vu le gouvernement allemand de Schroeder lever sa restreinte sur l’achat par l’Arabie Saoudite de certaines armes sophistiquées produites par l’Allemagne, cette levée de restriction aurait fait partie d’un deal lors du vote d’octroi de la coupe du monde à l’Allemagne. En tous cas cette histoire prouve bien que ce n’est pas seulement la FIFA qui est malade, mais la manière de faire de l’occident. Un occident qui de plus en plus inféodé au nouvel ordre mondial dominé par ce qu’on a appelé jadis le nouveau monde, n’hésite pas à sacrifier ses propres enfants, à cet ordre du nouveau monde. Blatter est une autre victime Européenne de la lutte hégémonique des États-Unis, un pays qui veut contrôler tout et imposer au monde sa manière de faire. Aussi au final ce séisme pourrait avoir raison du Football le sport le plus populaire au monde, puisque sans l’avouer ouvertement certains estiment qu’il vaille mieux que le monde soit abreuvé plutôt au basketball et au football américain, s’ils l’on bien fait avec la culture (musique et cinéma) pourquoi ne le feraient-ils pas avec le sport? En plus le football qui chaque fois, force à l’humilité les américains puisqu’ils ne sont ce jamais imposés comme vainqueur au niveau mondial (masculin) se faisant souvent malmener par les nations du tiers monde, restera toujours très peu populaire aux États-Unis. En général quand l’américain moyen ne peut pas avoir quelque chose il s’acharne à la détruire.

Par Hubert Marlin Elingui Jr.

Journaliste -Écrivain


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